En Belgique, un produit de protection des plantes peut être appliqué dès que son acte d’autorisation est publié sur Phytoweb. « Et ne peut l’être que selon les conditions fixées dans l’acte en question, que ce soit en matière de dose, nombre et méthode d’application ou encore intervalle minimal entre deux passages », complète Olivier Guelton, président du Comité d’agréation.
Dans ses procédures d’évaluation, ledit comité tient compte de l’évolution des technologies conservant l’efficacité des produits tout en réduisant les risques d’exposition de l’homme et de l’environnement. C’est le cas, par exemple, de la pulvérisation en bandes, de la pulvérisation assistée par intelligence artificielle, telle qu’on la retrouve sur l’Ecorobotix… À titre d’illustration l’herbicide Beloukha (680 g/l acide pélargonique) a bénéficié cette année d’une autorisation d’urgence « 120 jours » en culture de haricot moyennant, selon l’acte d’autorisation, une pulvérisation localisée à l’aide d’un système d’intelligence artificielle distinguant la culture de l’ennemi cible.
« Il s’agit de la seule demande de ce type qui nous est parvenue en 2024. Cependant, si ces techniques sont largement utilisées, nous pourrons probablement conserver les autorisations de certains produits, tels que des herbicides sélectifs. »
Et d’ajouter : « Pour quelques produits, l’évaluation des risques montre qu’une application sûre n’est possible qu’en utilisant une nouvelle technologie spécifique. Dans ce cas, l’industrie devra fournir les garanties nécessaires pour que seule ladite technologie soit utilisée ».
In fine, le Spf Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement désire être pragmatique et agir comme soutien aux nouvelles technologies. « Il y va de l’intérêt de l’ensemble de la société. Réduire les émissions de produits phyto dans l’environnement est un bénéfice pour tous. »