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Pac : la bataille des chiffres est lancée

Les débats sur le prochain budget de la Pac démarrent au Parlement européen où les eurodéputés poussent pour renforcer l’enveloppe destinée à l’agriculture. Le projet de rapport de la commission de l’Agriculture propose 412,9 Md € pour 2028-2034, soit une hausse 6,7 % par rapport à la période actuelle.

Les abattages de vaches et taureaux enregistrent un repli significatif en 2025

Entre janvier et novembre 2025, les abattoirs belges ont produit moins de viande qu’au cours de la même période, un an auparavant, ressort-il des derniers chiffres (provisoires) publiés par Statbel. La tendance à la hausse de la production enregistrée en 2024, après une année 2023 difficile, ne s’est donc pas poursuivie en 2025. Toutefois, le rendement total en viande issue de l’abattage de porcs, vaches, taureaux, veaux et poulets de chair n’a pas connu de baisse alarmante, celle-ci étant inférieure à 1 %.

«85% des pommes contaminées par des cocktails de pesticides»

«Une pomme par jour éloigne le médecin», dit le dicton. Pourtant, les pommes issues de l’agriculture dite conventionnelle et vendues en Europe présentent très majoritairement des résidus multiples de pesticides, ressort-il d’une enquête publiée jeudi par Pesticide Action Network Europe (PAN Europe) et 13 organisations partenaires. Dans 85% des cas, les échantillons analysés comportaient plusieurs résidus, selon l’ONG.

Tracteurs neufs: une première place très disputée, remportée par New Holland

Après une année 2024 caractérisée par une hausse des immatriculations de tracteurs neufs, le marché belge a enregistré un déclin l’an dernier. Certes, celui-ci est moins marqué que chez nos voisins, mais s’observe tant du côté des modèles de plus de 50 ch que des engins de plus faible puissance. Malgré ce contexte, les leaders ont conservé leurs places sur la première place du podium.

Le choix des lecteurs

Chèvre de réforme : une nouvelle filière pour des prix stables et transparents

Nicolas Marchal, chargé de missions pour les secteurs ovins et caprins au Collège des producteurs, est la référence pour les éleveurs wallons qui souhaitent donner plus de valeur à leurs chèvres de réforme. Une nouvelle filière qui a vu le jour en 2025, après celle déjà mise en place pour la viande de chevreaux. Autant de débouchés encore à construire pour répondre à des enjeux éthiques, au-delà de l’aspect économique.

Du chevreau à la chèvre de réforme, une filière pour chaque animal…

La famille Lallemant, installée près de Vielsam, vit l’aventure caprine depuis dix ans. Outre ses 700 Alpine à la traite, François a réussi à valoriser l’ensemble de son troupeau : des chevrettes aux chevreaux, en passant par les laitières réformées. Une conduite d’élevage où rien n’est laissé au hasard afin de tirer le meilleur parti des animaux, tant pour le lait… que pour la viande !

Agriculture sociale : les députés wallons s’emparent du dossier

Aucun député, tous groupes confondus, n’a contesté l’utilité de l’agriculture sociale. Mais derrière cette unanimité apparente, les prises de parole ont aussi révélé des lignes de tension plus subtiles, liées aux priorités politiques, aux compétences institutionnelles et, surtout, aux moyens financiers. Plusieurs députés ont d’ailleurs souligné la portée symbolique de l’audition elle-même, estimant qu’elle contribuait à reconnaître officiellement des pratiques longtemps restées dans l’angle mort des politiques publiques, malgré leur ancienneté et leur ancrage territorial.

L’agriculture sociale s’invite au parlement wallon : du lieu de production à l’espace de reconnaissance

Il aura fallu des années de pratiques discrètes, parfois fragiles, souvent bricolées, pour que l’agriculture sociale accède enfin à la scène parlementaire. Longtemps cantonnée aux marges du monde agricole comme de l’action sociale, cette forme d’accueil en ferme, à la croisée du soin, de l’insertion et du lien au vivant, s’est imposée, presque malgré elle, comme une réponse concrète à des failles de plus en plus visibles du modèle social contemporain. Burn-out, détresse psychique, isolement, décrochage : ce sont ces trajectoires cabossées que des agriculteurs wallons ont choisi d’accueillir, loin des protocoles et des injonctions à la performance.