Des tracteurs entrent dans Paris pour visibiliser la colère des agriculteurs











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«Je partage pleinement les inquiétudes exprimées par les agriculteurs face à l’accord du Mercosur et les soutiens dans leurs actions pour autant qu’elles se déroulent sans violence», a redit la ministre wallonne de l’Agriculture, jeudi, en commission du parlement régional.

A l’entame de l’année nouvelle, vous laisserez-vous tenter par une de ces douceurs sucrées ?

Bonne année, bonne santé et bonne digestion ! C’est tout ce que je vous souhaite pour cette nouvelle année. Oui… Car il faudra des tripes assez solides pour affronter tout ce qui s’apprête à arriver dans nos assiettes. Encore parler du Mercosur ? On frôle l’indigestion mais c’est justement parce que le sujet est brûlant qu’il ne passe pas, même les autopompes ne suffisent pas à éteindre la colère.

Réunis le 7 janvier dans le cadre d’une réunion extraordinaire des ministres européens de l’Agriculture, convoquée par la commission un an après le lancement de la « Vision pour l’agriculture et l’alimentation », les Vingt-Sept ont été appelés à faire le point sur l’avenir du secteur agricole et la sécurité alimentaire en Europe. Officiellement consacrée à la compétitivité et à la stabilité des exploitations, la rencontre s’est tenue dans un contexte politique hautement inflammable : celui d’une possible signature imminente, le 12 janvier, de l’accord de libre-échange UE-Mercosur…

Entre 150 et 200 tracteurs se sont rassemblés jeudi vers 11h à l'échangeur de l'A11 et de l'Aziëstraat, à Zeebruges (province de Flandre occidentale). Les agriculteurs bloquent partiellement cet axe d'accès majeur pour le trafic de marchandises en direction du port. Ils comptent rester sur les lieux jusqu'à jeudi soir.







Face aux objectifs de réduction des pesticides et de neutralité climatique, la biostimulation et le biocontrôle suscitent de nombreux espoirs en agriculture. Mais entre promesses scientifiques et réalité du terrain, leur efficacité et leur coût suscitent des réserves. Dans le cadre des agri-webinaires organisé par le Spw Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, Brieuc Hardy, chercheur au Cra-w, et Philippe Jacques, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech, nous présentent ces nouvelles alternatives.

Sept pourcents, c’est le taux de morbidité médian dans le premier mois de vie au sein des troupeaux ovins et caprins wallons. Dans ces mêmes élevages, les valeurs maximales grimpent parfois jusqu’à 20 %. Interpellant ! C’est ce que révèle une étude menée par les services de l’Arsia avant l’épidémie de fièvre catarrhale ovine, tsunami viral qui aurait bien entendu dopé ses résultats.

Une centaine de tracteurs ont pu entrer dans Paris jeudi matin même si « la plupart sont bloqués aux portes de la capitale », a indiqué le ministère français de l’Intérieur à l’Agence France presse.

La Commission européenne a présenté mercredi une série de propositions pour répondre aux préoccupations des agriculteurs. Elle veut supprimer temporairement les droits appliqués à l’importation d’engrais chimiques et interdire la présence dans des produits importés de pesticides déjà interdits dans l’UE.

Réunis le 19 novembre dernier au parlement européen, responsables politiques, jeunes agriculteurs et acteurs du foncier ont dressé un constat sévère : entre flambée des prix des terres, concentration des exploitations et fragilités sociales, l’installation des jeunes paysans devient presque impossible. La question foncière, longtemps marginale, s’impose désormais comme l’un des nœuds politiques de la prochaine Pac.
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