Courrier des lecteurs : se défoncer pour du foncier











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La Commission européenne a lancé le processus de ratification de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). Nous aurons donc à voter pour ou contre cet accord en tant que députés européens.

Imaginez ce scénario saugrenu : Vous vous rendez chez votre médecin, salement enrhumé. Vous avez chopé la « crève », genre covid ou grippe, et ça dégénère en pneumonie. Toux caverneuse, sphère rhino-pharyngée explosée, poumons en feu, cœur lancé au grand galop, nausées cataclysmiques. Votre médecin vous reçoit, sourire patelin aux lèvres, et vous serre la main en débitant quelques lieux communs d’une voix enjouée. Mobilisant le peu de forces qu’il vous reste, vous lui exposez votre pathologie ; il vous écoute distraitement et fait semblant d’être désolé.

L’autre jour, nous étions trois amis autour de la table. Le ministre de la santé, Frank Vandenbroucke venait d’annoncer sa décision de réduire de 80 millions le budget « médicaments » qui se situe à 6,8 milliards € par an pour la Belgique, soit 1,1 %. Cris d’orfraie du secteur pharma, évidemment, alors que le marché belge serait, selon la presse, le plus couteux d’Europe.


Réaction à l’édito « En Flandre, la viande sacrifiée », du 25/09







Dans le nord du pays, et ce n’est pas une blague, la ferme « Ons Dagelijks Groen » (Notre Vert Quotidien) organise régulièrement des événements de team building destinés à des groupements plus ou moins proches de l’agriculture. Les participants ne se contentent pas d’y bâiller à se décrocher la mâchoire lors d’une visite guidée, impatients de prendre l’apéro et de faire bombance à midi. Non ! Ils mettent carrément les mains dans la terre et participent aux multiples tâches de l’exploitation agricole. Les visiteurs d’un jour ont ainsi l’opportunité de se glisser dans la peau d’un fermier, pour mieux comprendre les peines et les joies de son métier, ses ressentis et ses réels besoins, ses frustrations et ses aspirations. Existe-t-il semblable initiative en Wallonie ? Ne serait-ce point une bonne idée ?

Pourquoi le rose me demanderez-vous ? Non pas parce que je suis une fille voyons, ce n’est pas fini ce temps où on genre encore cette couleur ? Le rose parce que c’est la couleur choisie par l’association de Think Pink, elle-même qui organise entre autres des campagnes d’information et de sensibilisation qui luttent contre le cancer du sein. Hep, hep, hep ! Restez bien attentifs, y compris vous messieurs, car vous pourriez apprendre des choses à ressortir au repas de famille dominical.

Désinformer et diviser pour régner : la tactique est aussi vieille que l’humanité ! Les « influenceurs » l’ont pratiquée de tout temps avec un art consommé : les papes et les popes, les rabbins et les imams, les brahmanes et les gourous, les pasteurs et autres prêcheurs ; les Hitler, Staline, Poutine, Trump, Xi Jinping et autres dictateurs ; les Bart, Georges-Louis, Raoul, Paul, Maxime et autres tribuns politiques. En ont-ils raconté, et racontent-ils encore des « craques » pour abuser leurs gens, et conduire le monde par le bout du nez !

Du temps de ma grand-mère, il était de coutume d’aller chez la couturière pour faire « piquer » une couverture. Un tissu de qualité avec souvent des motifs floraux et à l’intérieur, une belle laine. L’ensemble était grillagé d’une multitude de points de couture afin de retenir uniformément la laine sur toute la couverture. De qualité, chaude et lestée, chaque couverture piquée était ainsi un beau produit artisanal et unique.

Au fond, pourquoi travaillons-nous ? Notre activité a-t-elle du sens ? Qu’apporte-t-elle à la société ? Fait-elle tourner le monde ?
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