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La mortalité des abeilles belges augmente pour la deuxième année consécutive!

À l’occasion de la journée mondiale des abeilles, ce 20 mai, l’Afsca rappelle que ces insectes sont en danger. En effet, près d’un tiers des abeilles (27,2 %) n’a pas survécu l’année dernière, contre 21,8 % au cours de la période précédente, selon une enquête menée auprès des apiculteurs belges entre l’automne 2022 et l’été 2023. En cause : le varroa mais aussi la loque européenne.

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Trois fois par an, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) rend visite aux apiculteurs belges pour contrôler la mortalité des abeilles. Au cours de la période 2022-2023, 179 ruchers, soit 742 colonies, ont été concernés. Lors de la première visite en automne, lorsque les abeilles se préparent à passer l’hiver, les colonies saines qui ont le plus de potentiel pour survivre durant l’hiver sont sélectionnées. Lors d’une deuxième visite au printemps (période de recherche de nourriture) et d’une troisième en été (période d’activité), l’Afsca évalue le taux de mortalité de ces colonies. Pour la période 2022-2023, celui-ci était de 27,2 % (figure 1).

Figure 1: taux de mortalité hivernal depuis 2012 (source: Afsca).
Figure 1: taux de mortalité hivernal depuis 2012 (source: Afsca).

La loque européenne gagne du terrain

Selon l’Agence, bien que le varroa reste la principale cause de mortalité, pas moins de vingt foyers de loque européenne ont été détectés en Belgique en 2023. L’année précédente, seuls quatre foyers avaient été dénombrés.

La loque européenne est une maladie causée par une bactérie (Melissococcus plutonius). Si les jeunes larves tombent très rapidement malades, les abeilles nettoyeuses sont également infectées et contaminent à leur tour d’autres larves pendant qu’elles se nourrissent.

« Lorsque la maladie est détectée, l’Afsca prend des mesures pour éviter que d’autres ruches ne soient infectées. En 2023, toutes les colonies de sept ruchers ont été complètement détruites parce qu’elles présentaient des signes cliniques de loque. Dans dix autres ruchers, les colonies ont été partiellement détruites. Les trois derniers ruchers atteints ont fait l’objet d’une surveillance jusqu’au printemps », détaille Aline Van den Broeck, porte-parole de l’Agence.

À noter qu’une indemnisation de 125 € par colonie détruite est prévue.

Agir chacun à son échelle

Pour pouvoir agir rapidement en cas d’apparition de maladies ou de parasites, les apiculteurs professionnels et amateurs doivent être enregistrés auprès de l’Afsca. Aujourd’hui, notre pays compte 10.428 apiculteurs, principalement en Flandre (6.045) et en Wallonie (4.151) (figure 2).

Figure 2: évolution du nombre d’apiculteurs enregistrés auprès de l’Afsca (source: Afsca).
Figure 2: évolution du nombre d’apiculteurs enregistrés auprès de l’Afsca (source: Afsca).

Dernière précision : l’Agence et les apiculteurs ne sont pas les seuls à pouvoir apporter une contribution importante à la préservation des abeilles. Et Aline Van den Broeck de conseiller tout un chacun : « Optez pour un parterre de fleurs au lieu d’une pelouse tondue. Non seulement votre jardin aura un charme naturel, mais les abeilles y trouveront une source de nourriture importante. Plantez de préférence des plantes mellifères dans votre jardin ou sur votre balcon, comme le cornouiller. Enfin, prévoyez des bols d’eau avec des cailloux lors des journées chaudes afin que les abeilles puissent s’abreuver sans se noyer. Les oiseaux pourront également en profiter ».

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