«Qui détient les semences détient la vie… et l’économie»

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Voir l'offre d'abonnementSi dans un premier temps, au sein des fermes maraîchères, les propriétaires ont tendance à se focaliser sur les aspects techniques, commerciaux et environnementaux, les facteurs sociaux sont également primordiaux, avec notamment le bon emploi de la main-d’œuvre. En effet, si la position géographique du point de vente, la qualité des sols, la disponibilité en eau et en énergie sont importants, cette main-d’œuvre est le premier facteur de production. Et il est toujours possible d’améliorer l’organisation du travail, que l’on soit déjà bien implanté, ou novice à l’installation.
Pour les fermes maraîchères diversifiées, la vente directe ou en circuit court offre des opportunités, mais aussi des faiblesses. Il s’agit notamment de proposer des légumes moins présents de manière fréquente dans les points de ventes en circuits longs. Cela peut notamment être le cas des salades non pommées qui permettront de se distinguer des assortiments plus classiques.
La question du drainage revient régulièrement dans les conversations des maraîchers. Le principe de l’évacuation de l’eau en excès dans le profil cultivé du sol est le même qu’en grandes cultures. Mais les particularités de nos fermes maraîchères rendent parfois la recherche de réponses très aiguës.
En maraîchage, le choix de la culture à plat ou sur planches permanentes revient régulièrement. Bien plus qu’une question de technique de mécanisation et d’accès aux parcelles individuelles, la situation pédologique et le drainage jouent également un rôle déterminant.
S’installer en maraîchage passe par des investissements pour l’accès à la terre, les abris pour les cultures, comme les serres, la location ou, mieux, l’achat de matériel d’implantation et d’entretien. L’irrigation est également très urgemment nécessaire. Par ailleurs, il devient rapidement indispensable d’investir dans des équipements permettant de conserver les légumes dans de bonnes conditions.
La saison maraîchère de cette année, marquée par des conditions climatiques fluctuantes, a perturbé la structure des sols et la dynamique des cultures. Face à cette situation, les maraîchers doivent adapter leurs pratiques, notamment pour la fertilisation, mais aussi rester vigilants face aux maladies et ravageurs qui pourraient causer de gros dégâts aux parcelles.
Les plantes de la famille des cucurbitacées peuvent être atteintes par l’oïdium. Les premiers signes sont l’apparition de petites zones pâlissantes sur le feuillage. Après quelques jours, celles-ci s’étendent et finissent par recouvrir de blanc toute la surface, avec un aspect poussiéreux. La maladie affecte aussi bien la face supérieure qu’inférieure des feuilles. La photosynthèse est alors fortement ralentie, ce qui impacte considérablement la production.
Pour la culture des poireaux, la prévention est le meilleur moyen de lutter contre les maladies et ravageurs. Le maraîcher doit donc être attentif à plusieurs facteurs, comme la variété, le choix de la parcelle, la structure du sol ou encore le drainage. Ces démarches permettent de prévenir pas mal d’ennuis, même si plusieurs dangers persistent…
Les cornichons destinés à la vinaigrerie industrielle viennent souvent de l’étranger, comme des pays de l’Est ou de l’Inde. Cependant, la demande de cornichons frais et en bocaux produits localement reste une possibilité de diversification des petites fermes maraîchères mixtes. Elle maintient une possibilité mineure de développement d’une culture en plein air occupant la parcelle 3 à 4 mois en été.
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