Légumineuses à graines : les variétés disponibles pour ce printemps

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Voir l'offre d'abonnementLe Cra-w et Biowallonie organisent deux visites de leur plateforme expérimentale dédiée aux légumineuses à graines conduites en bio.
Nous présentons ci-après les normes de réception des céréales, oléagineux et protéagineux, livrés par les producteurs au négoce-collecteur, telles qu’elles ont été établies par le syndicat national du commerce des céréales et autres produits agricoles, Synagra, en commun accord avec les organisations agricoles.
« Les protéines végétales locales, on en manque, et s’il y en a, on en mange ! » Alors, pourquoi ne pas diversifier les cultures, avec des pois protéagineux ou des féveroles d’hiver ?
Après un coup d’œil sur les essais menés par le Centre pilote céréales, oléagineux et protéagineux sur les colzas, pois, féveroles et autres espèces (voir notre édition du 25 juin), place ici à l’expérimentation réalisée sur les céréales. Aux commentaires – à distance, Covid-19 oblige : Rémi Meurs et Rémy Blanchard.
Le Centre pilote céréales, oléagineux et protéagineux mène chaque année une expérimentation de terrain. En raison de la Covid-19, impossible d’organiser des visites aux champs pour les agriculteurs. D’où l’intérêt de ce tour d’horizon dressé par l’équipe basée à Gembloux Agro Bio Tech. En commençant cette semaine par les protéagineux et oléagineux.
En culture de pois protéagineux et de féverole, aucun produit curatif n’existe pour lutter contre les maladies fongiques habituellement rencontrées. En pareille situation, la lutte préventive doit être envisagée avec le plus grand soin afin d’assurer la bonne tenue de la culture jusqu’à la récolte.
Les cultures de pois protéagineux et féverole peinent à séduire dans nos campagnes malgré une demande soutenue, dopée par l’industrie alimentaire. L’instabilité des rendements, placés sous la forte influence du climat, explique en partie le désintérêt des cultivateurs. Par conséquent, l’offre interne demeure largement insuffisante que pour satisfaire les acheteurs, obligés de se tourner vers l’importation. Une situation que doit contrer le « Plan de développement des protéines végétales en Wallonie ».
Malgré ses atouts, la féverole reste peu cultivée en Wallonie. Un constat qui s’explique par sa forte sensibilité aux aléas climatiques et biotiques, parmi lesquels figurent les attaques de bruches de la fève. La recherche de nouveaux moyens de lutte biologique contre ce ravageur pourrait favoriser le retour cette légumineuse dans nos campagnes.
Entre 2019 et 2030, l’agriculture européenne aura recours à une rotation accrue des cultures avec une augmentation des superficies de céréales et légumineuses. Par contre, les oléagineux suivront une tendance à la baisse excepté pour le soja, explique la Commission européenne dans son dernier rapport sur les perspectives de long terme publié le 11 décembre.
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