Un petit âne gris

Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles
Voir l'offre d'abonnementSelon l’expression consacrée, « les premières grues sont repassées » ! Leurs cris gutturaux et leurs grands V dans le ciel n’ont pas laissé de place au doute. C’est bien tôt dans l’année ! D’habitude, elles attendent le mois de mars pour entamer leur voyage vers le nord, et leurs passages se multiplient jusqu’à début avril. Elles ouvrent la voie au printemps ! Celui-ci sera-t-il précoce, lui aussi ?
C’est en lisant la « Voix de la terre », il y a quelques années, que j’ai découvert Jean-Marc Jancovici, le grand communicant français sur le climat. Comme beaucoup d’autres, je fus séduit par sa capacité à dire clairement des choses compliquées. Il m’avait remis les pendules à l’heure sur la question du réchauffement climatique. Comme il communique beaucoup sur You Tube, je me suis fait « follower » de cet « influenceur » (comme on dit aujourd’hui). Il va d’ailleurs beaucoup plus loin en agissant concrètement via « Carbone 4 » et « Shift Project » qu’il anime efficacement.
Tout change, même le sens des mots… De mon temps, un puits, c’était un forage pour chercher l’eau souterraine. De nos jours, l’eau vient du robinet, voire en bouteilles du magasin.
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés... ». Les tirades de «Les animaux malades de la peste» résonnent étrangement à nos oreilles, en cette période où des épidémies de toutes sortes sévissent chez les humains et les animaux domestiques.
« Décomplexé » : le mot est à la mode ; il revient régulièrement pour qualifier tel ou tel comportement, telle ou telle personne. Les journalistes en ont plein la bouche : ils le dégainent à tous propos, et le bon peuple suit comme un troupeau de moutons. Même nos représentants agricoles s’y mettent, quand ils parlent d’» agriculture décomplexée ». À force, être « décomplexé » est devenu une qualité, un gage d’honnêteté intellectuelle, de franche conviction. Alors que bon…
J’avais perdu courage. Dans 10 ans, il n’y a plus de fermiers s’occupant d’élevage en Wallonie. Eh bien non !
Lors du mois de janvier, les vœux de « bonne année » sont légion, le plus souvent personnalisés au gré des désirs latents des uns et des autres. Ainsi, en ce qui me concerne, certains me souhaitent d’avoir de « bonnes idées » pour alimenter ma petite chronique du Sillon Belge. Cette année, une amie journaliste y est allée de sa théorie personnelle. Selon elle, trouver une inspiration n’est pas bien compliqué : il suffit d’attraper au vol une idée comme on capture un papillon, puis de la disséquer soigneusement afin de la décrire et d’explorer sa nature profonde.
Abonnez-vous à Le Sillon Belge
Voir l’offre d’abonnement