Accueil Voix de la terre

Voix de la terre

Voix de la terre

Rentrée des classes

Voix de la terre Après avoir passé un joyeux juillet et un mois d’août doux, élèves et enseignants reprennent le chemin des écoles. Fini de rire et de s’amuser, quoique… Un fils d’agriculteur m’a avoué ne pas être mécontent de rejoindre les bancs de son institut pour s’y reposer, après deux mois intenses à travailler à la ferme! Un autre rentre avec des pieds de plomb et des bras ballants, tant l’enseignement scolaire l’assomme et ne répond pas à sa nature profonde, active et manuelle. Un autre encore se réjouit d’aller apprendre de nouvelles notions, pour se préparer au mieux à son futur métier agricole.
L'info en continu Voir toute l’actualité en continu >

Abonnez-vous

Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles

Voir l'offre d'abonnement

Bleu, bleu, bleu, le ciel de …

Vous vouliez du bleu ? Un mot, un geste : les élections ont fait le reste ! Par contre, le ciel météorologique n’a pas voté pour le bleu azur… Celui-ci se bagarre toujours et encore contre le parti gris des nuages, façon GLB, ce gentil monsieur qui fait la pluie et le beau temps en Wallonie : spécialiste des orages politiques, des chocs thermo-médiatiques et des fronts froids. Le jour tout proche arrive où notre région en aura fini avec les 50 nuances de gris, a-t-il promis. Du bleu, des bleus, des mots bleus, des maux bleus, un ciel bleu ! Que du bleu...

Fête des pairs

Saint-Médard nous a bien surpris, cette année ! Habituellement, il nous arrose copieusement en déployant sa panoplie de précipitations : ondée, orage, averses intenses, bruine tenace. Apparemment, il n’avait plus rien en magasin, après avoir vidé son stock de pluies en tous genres lors du mois de mai. Alléluia ! Nous avons bénéficié durant ce week-end d’une météo lumineuse, avec un famélique 14 degrés en Ardenne au plus chaud de journées enfin sèches, pour le plus grand soulagement des fermiers ! Les tracteurs ne chôment pas ces jours-ci, pour emblaver les derniers champs de pommes de terre, voire de maïs, et récolter une coupe d’herbe, la première le plus souvent. Et voilà que -PAF ! –, le lendemain neuf juin est aussi jour d’élection, et fête des pères dans la foulée, au beau milieu de tout ce travail à la ferme !

Années 1990, années affolantes

Ma petite vie d’agriculteur a compté jusqu’à présent quatre décennies, et peut-être arriverai-je à cinq. Quelle fut la plus désagréable d’entre elles ? Celle qui me laisse des souvenirs amers, durant laquelle les pires doutes m’ont assailli ? Sans hésiter, je réponds : les années 1990 ! Ces jours-ci, la crise de la dioxine « fête » ses vingt-cinq ans, et les images d’archives diffusées à la télévision m’ont rappelé ces dix années, les plus funestes qui soient pour notre agriculture paysanne. Retour vers l’enfer…

Le choix des lecteurs

Cas d’eau

En guise d’étrenne en janvier, un lecteur assidu du Sillon Belge a déposé chez moi un cadeau fort à-propos et plein d’humour : un pluviomètre tout simple, à planter dans le gazon d’une prairie pour mesurer la générosité des nuages en constant défilé dans le ciel. Quel blagueur ! Ce monsieur, sans aucun doute, avait pressenti l’utilité de cet accessoire au cours des premiers mois de 2024. Depuis huit mois en effet, la pluie s’est amourachée de nos régions et s’invite chez nous à toutes les heures des jours et des nuits. Ceux qui voient volontiers les verres à moitié pleins lui trouveront de multiples qualités. Quant aux autres…

Doc Shot incomplet sur les faux laits

Ce jeudi 16 mai à 22h30, sur La Une, la Rtbf nous présenta un film sur la poudre de lait réengraissée à l’huile végétale. Le sujet était très intéressant, mais il comportait quelques imprécisions. Erwin Schöpges de Fairebel, grand défenseur des producteurs laitier, nous révélait que, depuis quelques années, l’industrie transformatrice réengraissait du lait écrémé avec principalement de l’huile de palme à destination de l’Afrique où cette pratique, interdite chez nous, est permise.

Pour qui? Pourquoi?

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je ne sais toujours pas pour qui, ni pourquoi je voterai d’ici un petit mois. Sans doute suis-je un mauvais citoyen, de me sentir aussi peu concerné par la politique ? Et pourtant, je devrais ! L’agriculture est particulièrement tributaire des propositions présentées et débattues dans les hémicycles des parlementaires, des décisions prises dans les cabinets des ministres. Voter pour des gens compétents relève de la plus haute importance, sinon le premier branquignolle venu risque fort de prendre les rênes de nos destinées. Si tu ne viens pas à la politique, celle-ci viendra à toi, fatalement…