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Voir l'offre d'abonnementMercredi soir, après le travail dans les étables, à l’heure du souper, pas de blagues, pas de disputes fraternelles, pas d’anecdotes scolaires, juste une question : « Tu as entendu parler des quarante jours sans viande ? On ne voit que ça sur Facebook ! Qu’est-ce que tu crois que ça va faire pour nous ? »
Début de semaine, on apprenait le lancement, en Wallonie, d’une campagne « Jours Sans viande » du 1er mars ou 15 avril. Les professionnels du secteur et certains consommateurs ont vivement réagi à cette annonce.
Nom d’un petit bonhomme ! Me voici monté en grade, à l’insu de mon plein gré : je serais devenu « populiste ». Et bien dites donc, je ne m’attendais guère, lorsque j’ai écrit « Les vampires des labos », à rentrer dans le club très sélect des Donald Trump & Cie. Le costard taillé pour moi par l’Arsia m’est mille fois trop grand, je n’en méritais pas tant. Même mon chien en a ri, quand je lui ai raconté…
En réponse à l’article bien « cher » vétérinaire
Un heureux concours de circonstances a déposé devant mes yeux une très vieille gazette, « L’action syndicale paysanne », datée d’avril 1963. Il s’agissait d’une publication mensuelle de l’ASDEA (Action Syndicale Des Exploitants Agricoles), un mouvement qui appelait tous les agriculteurs à s’unir pour mieux se défendre contre la « politique de la grosse agriculture », pour employer leur expression favorite. Sa devise était « Unité et Solidarité ».
En 1994, un groupe d’agriculteurs belges dont je faisais partie parcourait le Middle-West américain en voyage d’étude. Nous y recherchions des réponses aux questions que nous nous posions face aux difficultés d’obtenir des prix stables et rentables pour nos produits, aux accords du GATT (aujourd’hui rebaptisé OMC) et à l’apparition de nouveaux critères de qualité environnementale et de la traçabilité.
Agricultrice et éleveur de BBB, qu’elle ne fut pas ma surprise lors de l’ouverture de ma première facture frais vétérinaire de l’année 2017 :
Naguère, les agriculteurs éprouvaient beaucoup de joie et de fierté, lorsque l’un de leurs enfants se destinait à reprendre l’exploitation familiale, pour perpétuer ainsi une lignée ancestrale. Aujourd’hui, ces sentiments légitimes de bonheur ont fait place à un grand questionnement, une certaine anxiété, voire une véritable panique, si un fils ou une fille désire franchir le pas. Dans notre monde moderne, le contexte a bien changé, et pas vraiment en positif…
Le sillon belge est un agréable journal lu par une majorité d’agriculteurs mais surtout par des personnes partageant l’amour de la nature dans toutes ses expressions. Pour ceux et celles qui, comme moi, ne sont experts en rien mais intéressés par tout, je me suis attardée en toute modestie sur le métier d’étalonnier, métier peu fréquent aujourd’hui.
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