Mars, et ça repart!
Dans les almanachs agricoles, l’équinoxe de printemps est un moment de l’année marqué d’enluminures. L’hiver plante ses dernières banderilles dans l’échine des hauts-plateaux ardennais : petites gelées matinales, giboulées, bises glacées… Mais cette fois, il a perdu l’initiative et doit se résoudre à rejoindre son antre, où il rongera son frein jusqu’à fin octobre. C’est tout ce qu’on souhaite ! Bon débarras ! Il ne nous a guère ennuyés, il est vrai, avec seulement deux ou trois jours de neige pour embêter les automobilistes. Mais où sont les hivers d’antan ?

Ceci dit, cette année, la végétation éprouve des difficultés à démarrer ; les prairies gardent leurs manteaux fauves à peine piquetés de touffes de verdure ; les saules bourgeonnent petitement, sans grande motivation dirait-on. Le soleil reste étrangement froid, comme si quelqu’un l’empêchait de chauffer : encore un coup des Russes ? Je suppose que d’ici peu, l’astre du jour ira régler lui-même son thermostat sur « printemps » ? A-t-il un coup de barre ? Mars, et ça repart !
Je dirais même qu’enfin « ...
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