Accueil Economie

Biocarburants : l’énorme potentiel des États-Unis pour l’aviation

Le département américain de l’Énergie montre la capacité des États-Unis à produire jusqu’à 132 milliards de litres de carburants d’aviation durable par an, pour arriver à 100 % de biocarburants dans l’aviation en 2050. Une production qui reposerait majoritairement sur des déchets agricoles et forestiers.

Temps de lecture : 3 min

Les États-Unis disposent de suffisamment de biomasse pour produire jusqu’à 132 milliards de litres de carburants d’aviation durables (SAF) par an d’ici à 2050, indique un récent rapport du Département de l’énergie américain (Doe).

Déchets agricoles

et forestiers

Ce chiffre est l’objectif commun fixé par les départements du Transport (Dot), de l’Agriculture (Usda) et de l’Énergie (Doe) pour arriver à 100 % de biocarburants dans l’aviation en 2050. L’étude, menée en collaboration avec cinq autres grands laboratoires du pays, présente différents scénarios de déploiement pour le secteur de la bioénergie dont deux nécessitent la production de ces 132 milliards de litres (soit 35 milliards de gallons) de Saf par an pour le milieu du siècle.

Pour atteindre ce volume annuel, l’étude indique qu’il est nécessaire de produire au moins 1,03 milliard de tonnes par an de matière sèche de biomasse pour 2040 ; 59 % de cette production devront principalement être issus de déchets agricoles et forestiers, et les 41 % restants devront provenir de cultures (forestières et d’herbage) dédiés à la production d’énergie.

Et ces scénarios sont « les plus optimistes », signale le rapport, car, pour y parvenir, les rendements des génotypes des cultures énergétiques devront augmenter de 1 % par an jusqu’en 2040, et les conversions des terres conventionnelles seront limitées par les besoins alimentaires.

Des projections au profit des biocarburants

En 2021, selon l’étude, le secteur américain de la bioénergie a consommé 260 millions de tonnes sèches de biomasse, soit 5 % de la consommation énergétique des États-Unis. Les ressources de biomasse étaient principalement du maïs pour la production d’éthanol, et des déchets d’usines pour la production d’électricité.

Mais « tandis que la demande d’autres carburants de transport devrait diminuer à mesure que le secteur des transports adopte l’électrification », la demande en Saf « devrait augmenter », indique l’étude. Pour leur production, deux grandes voies de conversion de la biomasse coexistent. D’une part, la conversion biochimique en alcool puis en biocarburant d’aviation, décrite comme « rentable » pour les résidus agricoles et d’herbages.

D’autre part, la conversion thermochimique de la biomasse, considérée comme « compétitive » pour la biomasse issue du bois. Le rapport fait aussi valoir le « marché potentiel » des coproduits issus de ces Saf, « à mesure que la demande de carburants liquides va diminuer » dans les moyens de transport plus légers. Mais, que ce soit pour l’aviation ou pour la bioélectricité, l’étude assure que les résidus agricoles et forestiers « constituent une opportunité rentable » pour une décarbonation à court terme.

A lire aussi en Economie

La Petite foire paysanne de retour fin juillet

Economie La 12e édition de la Petite Foire Paysanne, organisée en marge de la Foire agricole de Libramont pour défendre une agriculture à taille humaine, respectueuse de l’environnement et des agriculteurs, aura lieu les 26 et 27 juillet sur le site agroécologique de Roiveau, à Tournay (Neufchâteau).
Voir plus d'articles

Trouvez un emploi dans le secteur agricole et horticole

Centre wallon de Recherches agronomiques - CRA-W

Luxembourg, Belgique

Postuler maintenant

CHANT D'EOLE

Quévy-le-Petit, Hainaut, Belgique

Postuler maintenant

Trouvez l'employé qui vous convient vraiment.

Publier une offre d'emploi
Voir toutes les offres d'emploi