Betterave sucrière: quelle fumure appliquer en 2025?
Alors que débutent les semis, l’Irbab livre ses diverses recommandations en matière de fertilisation azotée. Avec un appel à la prudence : tout excès augmente le risque de dépasser la norme APL.

Les laboratoires d’analyse du réseau Requasud – Chaîne Nitrate ont réalisé, en collaboration avec le service agronomique de la Raffinerie Tirlemontoise et l’Institut royal belge pour l’amélioration de la betterave (Irbab), 123 analyses d’échantillons de sol pour établir les profils moyens en azote minéral des terres avant implantation de la culture de betterave.
Cette année, ceux-ci sont marqués par les conditions pluviométriques importantes et une chaleur présente durant toute la culture précédente. En outre, les dates et conditions d’implantations des engrais verts influencent fortement les profils observés. De ce fait, les teneurs en azote sont variables.
Les recommandations
Les recommandations de fumures après un précédent céréale paille enlevée sont les suivantes :
– sans apport organique : 120 unités ;
– avec fumier bovin : 80 unités ;
– avec fumier de volaille : 70 unités.
Après un précédent céréale paille enfuie, l’Irbab recommande :
– avec azote organique : 100 unités ;
– sans azote minéral ni organique : 150 unités.
Après pommes de terre, lin, maïs, légumineuses (pois, haricots), il est fortement recommandé de contacter son laboratoire pour un avis personnalisé.
Attention aux excès
Le conseil moyen qui est proposé doit être considéré comme un repère, insiste l’Institut betteravier. Le conseil personnalisé avec analyse de la parcelle reste la recommandation la plus pertinente en cas d’apport d’engrais organiques à action rapide (lisier et fientes) ou d’engrais organiques dont le comportement dans le sol est plus difficilement prévisible (composts, digestats et boues de natures diverses). En cas de doute, contactez votre laboratoire provincial (www.requasud.be).
Tout excès de fumure par rapport à une fumure raisonnée augmente le risque de dépasser la norme APL, et aura un effet négatif sur la teneur en sucre et la rentabilité de la culture.
le 13 mars