Citroën C3 Aircross 1.2 Hybrid: plus d’un tour dans sa manche
Le Citroën C3 Aircross nouvelle génération a grandi et s’est offert une nouvelle personnalité de baroudeur pour plaire à celles et ceux qui ne souhaitent pas consacrer un budget démesuré à une voiture. Pour enfoncer le clou, elle a quelques arguments de poids que la concurrence n’a pas.

Avec pour objectif de réussir sur le marché des particuliers, le nouveau Citroën C3/ë-C3 Aircross donne beaucoup pour le prix d’attaque très contenu de 18.990 € dans sa version 1.2 turbo. Un tarif très intéressant que la marque aux chevrons peut proposer en utilisant la plateforme « Smartcar » utilisée entre autres par la C3.
Qui dit 7 places dit positionnement familial grâce à son empattement très long qui lui donne une très bonne habitabilité. Situés dans le coffre, les deux sièges escamotables de seconde rangée sont à réserver à des personnes de petite taille ou à des enfants en priorité car leur accès n’est pas aisé.
En configuration 5 places, la capacité du coffre varie de 460 à 1.600 l. Avec les deux sièges supplémentaires, on ne peut plus compter que sur 330 l lorsqu’ils sont rangés dans le plancher et à peine 40 l s’ils sont utilisés.
Confort soigné
Le constructeur s’est construit une réputation sur le confort de ses voitures. Avec ce modèle, il ne fait pas exception à la règle et ses sièges Citroën Advanced Confort portent bien leur nom ! Autre point positif, la planche de bord partiellement recouverte de textile, un détail qui fait toujours la différence.
Comme chez Peugeot, on retrouve un petit volant qui, pour une fois, n’est pas placé trop bas. On peut par contre regretter la quasi-omniprésence de plastiques durs qui ne sont guère flatteurs. Que dire également de l’affichage tête haute dont les images sont projetées sur un écran en plastique transparent qui semble tout à fait désuet ou du siège passager, fixe, placé bien trop haut ?
Offre multi-énergies
Populaire par nature, ce suv est proposé avec trois mécaniques différentes : essence, hybride 48V et électrique. La première est un moteur 3 cylindres turbocompressé d’une cylindrée d’1,2 l de 100 ch et 205 Nm, associé exclusivement avec une boîte manuelle à 6 rapports. La seconde reprend le même bloc thermique qui reçoit un traitement spécial (40 % de pièces neuves) pour l’occasion, aidé d’une hybridation légère 48 V. Le tout développe 136 ch et est associé à une transmission automatique à double embrayage e-CDT qui intègre un moteur électrique de 28 ch alimenté par une petite batterie lithium-ion placée sous le plancher.
Enfin, le ë-C3 Aircross dispose d’un moteur de 113 ch entraînant les roues avant et alimenté par une batterie LFP de 44 kWh. L’autonomie annoncée dépasse les 300 km WLTP et la recharge en courant continu peut monter à une puissance de 100 KW, ce qui permet de passer de 20 à 80 % de charge en 26 minutes. Le même exercice en courant alternatif prend 4h10 avec une puissance de 7 kW ou 2h50 avec une puissance de 11 kW.
Isolé des irrégularités
Comme d’autres modèles de la marque, celui-ci est équipé des suspensions à doubles butées hydrauliques. Sans surprise, le toucher de route est très doux, une impression renforcée par le confort douillet des sièges. Les irrégularités du revêtement sont presque toutes gommées sans toutefois que l’amortissement ne soit trop souple. La prise de roulis dans les virages est bien contrôlée.
Les bruits mécaniques, qu’ils proviennent de la partie thermique et électrique ne sont malheureusement pas toujours bien filtrés, ce qui perturbe l’excellent confort général.
Le C3 Aircross est l’antithèse d’un véhicule dynamique et il doit donc être conduit en bon père de famille pour donner le meilleur de lui-même. La boîte à double embrayage de la version Hybrid est peu réactive, surtout lors des dépassements. Par contre, elle fonctionne sans à-coups, ce qui est déjà une bonne chose.
Sur un parcours mixte, nous avons pu observer une consommation légèrement supérieure à 6 l/100 km. C’est bien, mais c’est loin du niveau d’une vraie hybride comme la Toyota Yaris Cross, par exemple.
Si l’on considère son prix d’attaque agressif qui le rend même moins cher qu’un Dacia Duster, ce suv a beaucoup à donner. Vendu comme un modèle du segment B, il peut se permettre d’aller taquiner la concurrence du segment supérieur grâce à ses dimensions généreuses.
Enfin, sa version 7 place, unique sur le marché à ce prix, risque bien d’attirer pas mal de familles nombreuses et/ou recomposées qui oublieront sa finition un peu légère et son comportement pataud.