Un seul être vous manque…
… et tout est dépeuplé !
Un indépendant ne devrait jamais être malade, ni accidenté, ni indisponible. C’est particulièrement vrai pour les agriculteurs ! Les exploitations familiales ne comptent qu’une ou deux unités de main-d’œuvre, et si l’une d’entre elles est hors-service, la masse de travail et tous les soucis retombent sur l’épouse ou l’époux, sur la famille ou le service de remplacement, quand on y est abonné. Aux douleurs physiques s’ajoutent les souffrances morales, et le cap est toujours difficile à passer.

D’une manière générale, les agriculteurs jouissent d’une excellente santé : les médecins généralistes de nos villages l’affirment sans détour. Les fermiers ne consultent pas pour un oui, pour un non, pour une toux ou un tour de reins, une indigestion ou un mal de ventre. « Ça passera comme ça est venu ! » , disent-ils. Et quand le toubib voit débarquer un de ces grands gaillards dans son cabinet, l’air penaud, gêné d’avouer sa faiblesse, il sait que la pathologie dont il souffre n’est pas bénigne et va nécessiter des soins conséquents, pour...
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