L’horloge tourne
Comme on dit dans notre petit coin d’Ardenne : « Le mois de novembre s’ra co’vite passé ! ». Le sable du temps glisse entre nos doigts à une vitesse ahurissante, en cette année de disgrâce 2020 placée sous le signe de la Covid-19, de la « co’vite » tout court. Aux horloges, les aiguilles tournent fou et nous piquent nos instants et nos heures. À peine lundi entamé, on est déjà samedi. Hier, c’était le printemps confiné ; aujourd’hui, c’est déjà l’automne, encore confiné ; même les poules ne peuvent plus sortir… Ce temps, quel taon ! Toujours à nous harceler, à sucer notre bon sang de bonsoir, du matin jusqu’au soir !

Déjà, les arbres perdent leurs dernières feuilles, arrachées par les bourrasques d’automne. Les jours raccourcissent et ne sont plus que les ombres insignifiantes des longues journées d’été. Toussaint, Armistice, et puis la ribambelle des Saints de fin d’année, -Catherine, Éloi, Nicolas, Barbe, Cécile, Lucie… –, nous entraînent dans une folle farandole pour nous conduire à Noël et Nouvel An. Puis une autre année recommencera, et passera aussi vite que celle-ci. C’est bizarre : quand j’étais petit, le temps s’écoulait lentement, posément, sans s’énerver. Plus l’âge avance, plus les...
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