FCO : une intervention financière de 40 millions € pour soutenir les éleveurs
Cette aide vient soutenir la vaccination obligatoire afin de protéger les troupeaux contre la fièvre catarrhale ovine et la maladie hémorragique épizootique.

Les élevages bovins et ovins belges ont subi une crise majeure en raison de la propagation rapide du sérotype 3 de la FCO depuis les Pays-Bas. Ce sérotype a causé des pertes importantes, touchant plus de 15.000 bovins et 23.000 moutons en Belgique.
Bien que des vaccins soient disponibles depuis mai 2024, leur utilisation volontaire n’a pas suffi à contenir l’épidémie. Face à l’urgence et aux menaces accrues pour 2025, avec l’apparition de sérotypes de la FCO (3 et 8) et de la MHE, le ministre Clarinval a décidé, en octobre, d’une stratégie visant à rendre la vaccination obligatoire pour les élevages concernés. Le coût de la vaccination est très limité par rapport aux pertes potentielles, mais il représente néanmoins une charge importante pour un secteur qui subit une crise inédite. Le ministre a dès lors proposé une intervention financière de l’État pour protéger les troupeaux contre la fièvre catarrhale ovine (langue bleue) et la MHE (malade hémorragique épizootique), soit un forfait de 23,50 € par bovin et 7,00 € par ovin.
Aide pour les éleveurs et les vétérinaires
Pour garantir l’efficacité de la campagne de vaccination, l’État interviendra financièrement pour alléger les coûts supportés par les éleveurs.
Pour les éleveurs : un forfait de 23,50 € par bovin et 7,00 € par ovin sera octroyé pour chaque animal ayant reçu une primovaccination complète avant le 1er juin 2025 (hors veaux d’engraissement).
Pour les vétérinaires : une compensation de 75 € par troupeau bovin et 50 € par troupeau ovin leur sera attribuée pour couvrir les frais administratifs liés à l’enregistrement des vaccinations.
Cette campagne de vaccination se fera avec le soutien des associations professionnelles, avec un rôle prépondérant des vétérinaires et la mobilisation des producteurs de vaccins. La vaccination doit débuter dès janvier 2025 pour être pleinement efficace avant la période critique de mai, où les moustiques qui portent les virus se propagent le plus activement.