Mercosur : des divergences dans les analyses de l’accord
Deux mois après la finalisation des négociations entre l’UE et le Mercosur, le sujet reste encore sensible dans les capitales, notamment à Paris mais aussi, plus récemment, à Vilnius. Alors que s’ouvre la phase de conclusion, le professeur Alan Matthews se veut rassurant quant aux effets de l’accord pour le marché de l’UE de la viande bovine.

Le texte de l’accord UE/Mercosur entame son processus en vue de sa conclusion. Le sujet des négociations était ainsi, le 9 janvier, à l’ordre du jour d’une réunion des membres suppléants du comité de la politique commerciale, groupe de travail chargé de préparer la signature et la conclusion d’accords commerciaux par le Conseil de l’UE. Mais le dossier reste sensible dans les capitales.
Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son opposition au texte, voulant croire que la « messe n’est pas dite ». Et d’ajouter que Paris « continuera de défendre avec force la cohérence de ses engagements et donc une politique commerciale cohérente ».
Des craintes largement exagérées ?
De nombreuses controverses circulent
Pour le bœuf congelé, la situation est différente en raison du faible volume des importations hors quotas. Néanmoins, il affirme que «
Enfin, au niveau des prix du marché, son évaluation montre un recul d’environ 0,5 % après l’entrée en vigueur des dispositions. Une baisse qu’il estime modeste « lorsqu’on la replace dans le contexte de la volatilité normale des prix du bœuf ». Une analyse à l’opposé de celle de la filière européenne. La controverse autour des conséquences potentielles de ce texte n’est donc pas terminée.