Les prix des produits alimentaires mondiaux en hausse, tirés par le sucre
Après avoir reculé en janvier, les prix des produits alimentaires mondiaux se sont à nouveau affichés en croissance durant le second mois de l’année. Outre le sucre, la Fao explique cette situation par la bonne santé des huiles végétales et produits laitiers sur les marchés internationaux.

Selon les chiffres publiés le 7 mars par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), les prix des produits alimentaires mondiaux ont progressé de 1,6 % en février, par rapport à janvier. Ils s’affichent également en net progrès (+8,2 %) par rapport à leur niveau enregistré un an auparavant.
Les prix du sucre bondissent
Du côté des productions végétales, les prix des céréales enregistrent une très légère croissance (+0,7 %). En détail, les prix du blé se sont affermis et ce, pour deux raisons. D’une part, le resserrement des disponibilités en Russie. D’autre part, des inquiétudes quant aux conditions de cultures en Europe de l’Est et en Amérique du Nord. Les prix du maïs, eux, grimpent sous l’effet combiné d’une moindre offre brésilienne et d’une forte demande émanant des États-Unis. A contrario, les prix du riz reculent. En cause : une offre abondante et une demande en berne.
Les prix des huiles végétales ont gagné 2 % par rapport à janvier. Ils sont près de 30 % plus élevés que voici un an. La hausse découle, en grande partie, d’une augmentation des prix des huiles de palme, de soja et de tournesol, laquelle résulte d’une offre saisonnière limitée en Asie du Sud-Est et à d’une demande soutenue de la part du secteur des agrocarburants.
Enfin, les prix du sucre ont bondi de 6,6 % par rapport à janvier, après trois mois consécutifs de baisse. Cette croissance s’explique par des inquiétudes quant à un probable resserrement des disponibilités mondiales durant la campagne 2024-2025. Resserrement qui résulterait d’un recul des perspectives de production en Inde et de conditions météorologiques défavorables dont pâtissent les cultures au Brésil.
La viande se montre stable
Au niveau des productions animales, les produits laitiers voient leur prix croître de 4 %. En effet, la demande mondiale a été supérieure à la production enregistrée dans les principales régions exportatrices.
Enfin, les prix de la viande sont restés stables en février (-0,1 % par rapport à janvier). Les prix internationaux de la volaille et de la viande de porc se sont assouplis compte tenu de l’abondance de l’offre, mais ceux de la viande ovine et bovine se sont maintenus grâce à une forte demande mondiale.