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Les contaminations croisées dans le viseur de Vegaplan

Bien que rare, une contamination croisée peut être lourde de conséquences pour les céréales concernées et, dans certains cas, entraîne la destruction de l’ensemble du silo. Pour éviter pareille situation, Vegaplan adopte de nouvelles mesures à l’occasion de la publication des nouvelles versions de son Standard pour la production végétale primaire (5.1) et pour les entrepreneurs agricoles et horticoles (3.1).

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La contamination croisée par des produits phytopharmaceutiques non approuvés pour les céréales constitue un risque pour le négoce et la transformation des céréales. Bien que le nombre de cas soit généralement limité, un tel phénomène a un impact très important en raison des grands volumes de céréales concernés. En effet, en cas de contamination croisée, il existe un risque que l’ensemble du silo doive être détruit.

Dès lors, Vegaplan rappelle qu’il est important d’éviter pareille situation. Et d’insister : « Les agriculteurs doivent veiller à ce qu’aucune contamination croisée ne se produise lors du stockage, de la manipulation ou du transport des céréales ». Dans cette optique, un certain nombre de points de contrôle seront donc retravaillés ou ajoutés dans la prochaine version du Standard Vegaplan.

Sont concernés : les bennes, les hangars et le matériel de manutention

Dans le domaine du transport, il est déjà prévu que l’agriculteur ou l’entrepreneur qui souhaite transporter des céréales nettoie soigneusement la benne utilisée. Ce faisant, il doit tenir compte du chargement précédent pour décider s’il convient ou non d’utiliser de l’eau et/ou du savon et si une désinfection supplémentaire est nécessaire. À cela s’ajoutera désormais l’obligation spécifique de nettoyer obligatoirement à l’eau tout espace de chargement qui a été utilisé pour des plants de pommes de terre traités avec des produits phytopharmaceutiques avant de pouvoir transporter des céréales.

Pour éviter les contaminations croisées lors de l’entreposage, les organisations agricoles et Fegra, la fédération sectorielle du commerce des grains et de l’agro-fourniture, sont parvenues à un accord visant à interdire le stockage de céréales dans des hangars où ont été entreposés précédemment des produits traités pendant le stockage avec des produits phytopharmaceutiques non autorisés pour les céréales. Il peut s’agir, par exemple, d’inhibiteurs de germination de la pomme de terre. Afin de ne pas rendre les hangars inutilisables pour le stockage des céréales à l’avenir, il a été convenu que lesdits hangars puissent être réutilisés pour les céréales deux ans après la date de récolte des produits en question, à condition qu’un nettoyage approfondi soit effectué.

Enfin, l’équipement et le matériel utilisés pour déplacer et manipuler les céréales sont aussi concernés. Ils doivent être nettoyés en profondeur si, avant la manipulation des céréales, ils ont été utilisés pour déplacer d’autres produits qui ont été traités avec des produits phytopharmaceutiques non autorisés pour les céréales. Comme c’est déjà le cas, le recours aux bandes transporteuses en caoutchouc qui sont utilisées pour de pommes de terre traitées au Cipc reste interdit.

« L’application de ces mesures permet de garantir la qualité des grains livrés et d’éviter d’éventuelles demandes de dommages-intérêts pour des chargements non conformes », ajoute Vegaplan.

Étant donné que les risques de contamination croisée peuvent également survenir chez l’entrepreneur, ces adaptations ont également été ajoutées aux points de contrôle correspondants dans le Standard Vegaplan pour les entrepreneurs. « Cela garantit que la contamination croisée est évitée tout au long du processus de production. »

À noter que les contaminations croisées des légumes par des allergènes, tels que les céréales contenant du gluten, sont également concernées.

Dès le 16 juin

Outre ces mesures, les nouvelles versions livrent des prescriptions en matière de fertilisation raisonnée. Ce sujet prend, en effet, de l’importance et vise à garantir la production de produits végétaux ayant un impact minimal sur l’environnement.

Par ailleurs, elles vont de pair avec la récente validation par l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire du Guide sectoriel pour la production primaire végétale (G-040 module A) et du Guide sectoriel pour les entrepreneurs de travaux agricoles et horticoles (G-033). Ces Standards Vegaplan entreront définitivement en vigueur le lundi 16 juin, date à partir de laquelle tous les audits seront exécutés sur la base de ces nouvelles versions.

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