Sangliers pluriels
Mes voisins sangliers sont très discrets… Ils ne sortent des bois qu’à la nuit tombée et s’en vont prendre un ver tous ensemble, un ver et ses nombreux petits frères qui grouillent dans les prairies. Ils s’installent au bar-gazon, jouent du museau en grognonnant et font la fête jusqu’au matin. Les traces de leurs libations sont bien visibles, car, comme dit le proverbe : « Cochons qui retournent la terre, font d’un pâtis une jachère ! » Les gros lurons hirsutes se gorgent de vers à la santé du fermier, cet éternel cochon payeur.

Mes sangliers à moi sont raisonnables, et se contentent de saloper des coins humides, dans lesquels ils se vautrent gaiement, une fois leur ventre bien rempli des glands qu’ils trouvent au pied des...
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