Labour, pas la guerre
J’ai souvent envie de me pincer pour y croire, tant cette aventure est surréaliste, inimaginable, inconcevable au 21e siècle, tragiquement stupide et destructrice… Je vous parle évidemment de la guerre en Ukraine, qui souffle sa première bougie, à défaut de souffler un vent de paix retrouvée. Le chemin vers celle-ci se perd dans un avenir nébuleux, couleur sang. Avant ce conflit meurtrier, le nom « Ukraine » évoquait surtout un pays agricole par excellence, avec ses terres exceptionnelles, déployées sur des étendues défiant nos imaginations de petits fermiers wallons, coincés sur nos parcelles exiguës. Les agriculteurs ukrainiens sont passés du paradis à l’enfer. En ce beau printemps qui s’annonce, ils préféreraient mille fois faire du labour, pas la guerre…

La guerre est-elle une activité « naturelle » ? Oui, mille fois oui ! La nature n’est ni brave ni bonne : elle est le théâtre permanent de guerres de conquêtes et de prédations. Les virus et les bactéries se bagarrent entre eux depuis la nuit des temps ; les champignons se battent à leur manière pour tout envahir ; les plantes s’étouffent les unes les autres sans état d’âme, et que dire des animaux, insectes, oiseaux, mammifères, reptiles, occupés sans cesse à manger les végétaux, quand ils ne se mangent pas les uns les autres ? Notre corps humain...
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