Monopoly
Vais-je en parler ? Vais-je encore radoter sur ce sujet maintes fois évoqué dans les colonnes du Sillon Belge ? M’en tiendrez-vous rigueur, excédés par un thème qui retourne chez d’aucuns le couteau dans un ulcère douloureux, chaque fois qu’il est évoqué ? Mille excuses, mais le renchérissement exponentiel des terres agricoles mérite un article, mille articles de presse, tant le sujet nous touche au plus profond de notre cœur paysan ! Nous sommes précipités au centre d’un jeu mortel de Monopoly, lequel consiste à nous ruiner par des opérations immobilières, au gré des coups de dés qui font et défont les fortunes.

Est-ce un bien, est-ce un mal ? En quelques décennies, les prix de vente et les loyers des parcelles agricoles ont bondi de manière ahurissante, multipliés par deux, par trois, par quatre ! On pourrait se réjouir, et se dire que nos quelques hectares de prairies ou de terres labourables représentent maintenant un bon petit bas de laine, une rente qui sera bien utile dans nos vieux jours, quand il faudra se résigner à rejoindre une maison de repos. À leur tour, rétines et pupilles, nos héritiers ont les yeux qui brillent, quand ils prennent connaissance des résultats des ventes...
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