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Noël au balcon, PAC au tison

Les syndicats agricoles wallons ont passé les semaines qui ont suivi Noël au balcon, confortablement installés et curieux d’observer les agriculteurs européens se placer en ordre de marche pour crier au monde les graves difficultés qui les accablent. Polonais, Roumains, Allemands, Français… : chaque nation y allait de ses revendications personnelles. Fin janvier, nos confrères d’Outre-Quiévrain ont multiplié les appels du pied aux « Bèljeus » , pour qu’ils rejoignent le vaste mouvement de révolte paysanne. Les jeunes de la FJA, titillés dans leur amour-propre, ont répondu tout d’abord timidement, puis se sont piqués au jeu, retournant à la française les plaques des agglomérations, puis sortant enfin les tracteurs pour descendre dans les rues et monter sur les autoroutes.

Les autres syndicats wallons ont suivi en traînant un peu les pieds, surtout la FWA, déjà empêtrée dans ses problèmes internes, existentiels et financiers. « Ah, les lîns djônes ! Fallé ti ko bîn qui s’mètînchent à manifestè ! ». Les premiers mouvements d’humeur ont suivi ; les démonstrations de force sont allées crescendo, pour occuper l’actualité de ce début d’année, décidément paysanne ! Les promesses politiciennes ont suivi, et on sait ce qu’elles valent, autant que des serments d’ivrognes…

Le message, très...

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Voix de la terre Il y a trois ans, un homme m’a dit un jour que « les agriculteurs, qu’il fasse beau ou mauvais, n’arrêtaient pas de se plaindre   ». Cette remarque m’avait marquée tant son jugement je le trouvais dur. Peut-être même qu’il n’est pas le seul à le penser ? Trois ans que j’ai cette remarque en tête et trois mois que j’ai envie de lui répondre. Ça fait long, me direz-vous, il y a prescription ! Ce n’est pas grave, laissez-moi vous raconter une histoire.
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