Les États membres valident leur position sur le gaspillage alimentaire
Les ministres européens de l’Environnement ont adopté, le 17 juin dernier, l’approche générale du Conseil concernant la révision ciblée de la directive-cadre sur les déchets.
Cette validation était l’une des ambitions de la présidence belge du Conseil de l’UE en matière d’environnement. Celle-ci contient deux volets, dont un concerne le gaspillage alimentaire. Concrètement, les ministres se sont mis d’accord sur des objectifs contraignants en matière de réduction du gaspillage alimentaire d’ici à 2030, semblables à ceux présents dans la proposition initiale de la Commission européenne, à savoir : de 10 % dans la transformation et la fabrication et de 30 % conjointement dans la vente au détail et autres distributions de nourriture, dans les restaurants, services alimentaires et dans les ménages.
Ces objectifs sont toutefois moins ambitieux que ceux prévus dans la position adoptée par le Parlement européen en mars qui sont respectivement de -20 % et -40 %.
A la Hongrie de prendre la main
Autre sujet abordé dans l’approche générale, l’année de référence permettant de calculer ces objectifs de réduction. Initialement, l’année 2020 avait été choisie mais le compromis du Conseil de l’UE offre la possibilité aux États membres d’utiliser également 2021, 2022 ou 2023, en raison des conditions particulières liées à la pandémie de Covid-19 en 2020.
La position adoptée par les États membres a été bien accueillie par le Copa-Cogeca qui a estimé que « les objectifs de réduction des déchets alimentaires proposés sont ambitieux mais réalistes ». Avec l’adoption de ces orientations, des négociations interinstitutionnelles vont pouvoir à présent avoir lieu entre le nouveau parlement européen sorti des urnes et la présidence hongroise du Conseil de l’UE, qui remplacera la Belgique à compter du 1er juillet.