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Un peu de rêve dans un monde de brutes

J’ai couru après le temps. En l’approchant, j’ai arraché de son long manteau un peu de velours. De ces quelques minutes volées, je profite pour ne rien foutre et rêver…

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Les semelles sur le sable de la lune et la tête dans les étoiles, je me suis imaginée jeune prince aux cheveux d’or pouvant changer le monde.

De mon index, j’ai détourné « Irma » de sa route et l’ai envoyé vers le nord, j’ai soufflé doucement sur José qui a fait de jolis ricochets. Posant mes deux mains à plat sur la terre mexicaine, je l’ai calmée d’une comptine douce, elle s’est endormie.

D’un claquement des doigts, j’ai changé le regard immature du roi de Corée du Nord, et le voilà aussi sage que Bouddha.

Trump, je l’ai mis dans ma poche en lui lançant mon majeur chiné.

Puis, sourire aux lèvres, cheveux aux vents, écharpe flottant loin derrière moi, tel l’enfant de Saint-Exupéry, je me tiens bien droit au sommet d’un minaret et tel un avocat à sa barre, j’implore mais en silence et fixant l’horizon : « Que les souverains et les extrémistes de touts bords retrouvent leur coeur d’enfant. Que cette merveilleuse terre faite de déserts, de jungles, de sécheresse et d’inondations, devienne une terre de prospérité, d’égalité, de justice et de bonheur.

Hélas, mon temps de rêve est écoulé… Retour à la réalité.

Manou de Warneton

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