Un cas de fièvre aphteuse identifié en Hongrie
Après l’Allemagne, en janvier dernier, une nouvelle infection par la fièvre aphteuse a été signalée au sein de l’Union européenne, en Hongrie.

L’exploitation concernée est une ferme laitière, comptant environ 1.400 animaux. Les premiers symptômes ont été détectés le 3 mars. Il s’agissait, notamment, de lésion typique telles qu’une forte fièvre, des vésicules dans la bouche, sur le mufle et sur les pattes.
L’élevage a été mis sous quarantaine. Les animaux seront abattus.
Par ailleurs, une exploitation de contact à proximité du foyer a été identifiée, à savoir un site appartenant au même propriétaire où quelque 200 bovins sont engraissés.
Suite à ce cas, diverses mesures ont été prises par les autorités hongroises. Citons, entre autres, la suspension de tous les mouvements vers les autres États membres et les exportations vers les pays tiers en provenance de toute la Hongrie ou encore la recherche de tous les mouvements commerciaux ainsi que la traçabilité éventuelle du lait et de la viande en provenance du foyer, sachant que ces produits sont principalement destinés à l’Autriche et à la Slovénie.
Le sérotype du virus n’est pas encore connu. Des échantillons ont été envoyés au laboratoire de référence européen pour l’identifier. L’origine de l’infection reste, quant à elle, inconnue.
Peu de risques pour la Belgique
Le risque pour notre pays est très faible. Selon une analyse préliminaire, aucun mouvement d’animaux biongulés en provenance de la Hongrie ou de la Slovaquie n’a eu lieu au cours des deux derniers mois, fait savoir l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire. Celle-ci rappelle que seuls les bovins, porcs, petits ruminants et camélidés peuvent être importés des autres États membres s’ils sont accompagnés d’un certificat sanitaire officiel.
« Il est toutefois extrêmement important de rester vigilant à l’égard de la fièvre aphteuse, qui est une maladie à déclaration obligatoire. Toute suspicion doit immédiatement être communiquée à l’unité locale de contrôle de l’Afsca », ajoute-t-elle encore.