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Un premier traitement à envisager en cas de forte pression en escourgeon

La pression en maladies varie selon les parcelles mais reste néanmoins faible. En cas de fortes infestations, un premier traitement peut être appliqué. Dans le cas contraire, il est recommandé d’attendre le stade dernière feuille étalée avant d’agir.

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Les escourgeons ont maintenant atteint le stade épi à 1 cm (BBCH 30) dans la majorité des parcelles du réseau d’observation du Cepicop (17/20 parcelles) et 3 d’entre elles sont au stade 1er nœud (BBCH 31).

Une pression variable mais globalement faible

Des pustules de rouille naine et de l’oïdium sont observables sur les derniers étages foliaires, particulièrement sur les F-2 et F-3 du moment. Il s’agit des deuxième et troisième feuilles en partant du haut de la plante en tenant compte que la feuille pointante est nommée la F-0. L’helminthosporiose et la rhynchosporiose sont présentes dans quelques parcelles seulement. Les pressions varient selon les sites et les variétés mais sont globalement faibles.

Conditions peu idéales pour les maladies

Certains escourgeons, les plus avancés, ont atteint le stade requis pour envisager un premier traitement (entre le stade 1er et 2e nœud, BBCH31-32) si la pression en maladies est importante , ce qui n’est pas le cas dans la majorité du réseau. La météo actuelle n’est pas favorable au développement des maladies fongiques. Vous avez donc le temps de passer voir vos parcelles, de déterminer à quel stade se trouvent vos escourgeons et de caractériser la pression en maladies.

Les seuils d’intervention

Si l’un des seuils indiqués ci-dessous est dépassé, une première application de fongicide (T1) pourrait être envisagée. Si ce n’est pas le cas, il est recommandé d’attendre le stade dernière feuille étalée (BBCH 39) pour envisager une protection complète des escourgeons.

À partir du stade 1er nœud (BBCH 31), sur les 3 dernières feuilles :

Pour la rouille naine :

– Variétés sensibles : plus de 10 % des feuilles atteintes.

– Variétés moyennement et peu sensibles : plus de 50 % des feuilles atteintes.

Pour le cortège maladies rhynchosporiose et helminthosporiose :

– Variétés sensibles : plus de 10 % des feuilles atteintes.

– Variétés moyennement et peu sensibles : plus de 25 % des feuilles atteintes.

Pour l’oïdium :

– Variétés sensibles : plus de 20 % des feuilles atteintes.

– Variétés moyennement et peu sensibles : plus de 50 % des feuilles atteintes.

Des exemples de schémas de protection fongicide se trouvent dans le Livre Blanc de février dernier, dans la rubrique « Lutte intégrée contre les maladies – protection de l’escourgeon ».

Dans tous les cas, il est recommandé d’alterner les modes d’actions et les molécules afin de préserver l’efficacité des matières actives et éviter l’apparition de résistance. Les produits agréés sont disponibles sur Phytoweb.

A. Nysten,

Groupe « maladies »

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