Un métier surtout essentiel
Dans le cadre de la réforme des pensions, un cadastre des métiers pénibles est en pleine élaboration. La discussion fait rage ! Chaque profession semble revendiquer le droit, ou le privilège, de marquer des points afin d’être placé en bonne position pour bénéficier d’avantages sincèrement « mérités ». Pourtant, dans les rangs des parlementaires et des partenaires sociaux, quelques (trop rares) voix s’élèvent pour dénoncer ces tractations de marchands de tapis. Des critères plus constructifs, plus objectifs, mériteraient d’entrer en considération, par exemple le caractère indispensable d’un secteur d’activité, pour déterminer quels métiers mériteraient d’être vraiment protégés, depuis l’entrée en fonction du jeune aspirant, jusqu’à la retraite du vétéran.

Ainsi, l’Algemeen Boerensyndicaat (ABS), syndicat agricole flamand, suggère qu’il serait plus judicieux de classer chaque métier selon son importance en tant que rouage irremplaçable pour le bon fonctionnement de notre pays, dans la survie de sa population. L’agriculture, pourvoyeuse d’alimentation, occuperait sans aucun doute une place en tête de liste ! Une société sans agriculteurs s’en va à vau l’eau ; une civilisation sans agriculture est bâtie sur du sable, sans fondation, puisqu’elle dépend du monde extérieur pour son approvisionnement, et n’est même plus capable d’assurer...
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