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Viens on sème

Comment pourrait-il en être autrement ? Ô combien m’a ému le cri d’Émilie ! Comme il a ému des milliers d’Internautes et de lecteurs du Sillon Belge de cette fin février. Son histoire est désespérément banale, et se répète à l’envi dans nos régions où l’argent a asservi nos manières de penser et d’agir, en agriculture et dans tous les compartiments de notre société.

Bon serviteur et très mauvais maître, il cause d’avantage de problèmes qu’il n’en résout, et nous précipite vers l’avant, vers l’abîme, dans une course en déséquilibre constant, toujours plus vite, le long d’une pente où tout arrêt est impossible, ou toute chute équivaut à un crash épouvantable, pour soi-même et sa famille. Si ce n’était ce foutu fric, le métier d’agriculteur serait tellement beau, épanouissant, enrichissant pour l’âme. Mais non, le paradis paysan nous a été ôté, ou plutôt, nous nous sommes laissés dépouiller, comme de braves moutons qu’on conduit en troupeau sur les...

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Voix de la terre Il y a trois ans, un homme m’a dit un jour que « les agriculteurs, qu’il fasse beau ou mauvais, n’arrêtaient pas de se plaindre   ». Cette remarque m’avait marquée tant son jugement je le trouvais dur. Peut-être même qu’il n’est pas le seul à le penser ? Trois ans que j’ai cette remarque en tête et trois mois que j’ai envie de lui répondre. Ça fait long, me direz-vous, il y a prescription ! Ce n’est pas grave, laissez-moi vous raconter une histoire.
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