Infomanie et infobésité
J’adore les nouveaux mots, les « néologismes », comme les appellent les linguistes très sérieux ! Au hasard de mes lectures, j’en ai trouvé deux très « parlants », autant qu’équivoques. J’en ai fait le titre du petit article de cette semaine. Tous deux concernent le monde des médias, du journalisme, d’Internet, toutes ces structures qui collectent, échangent, propagent, amplifient les informations, et au besoin les créent ou les dénaturent. Pour le meilleur… et pour le pire ! Au panthéon des crucifiés, le BBB vit son propre Golgotha.

Nous sommes abonnés au pire du pire. Quand on parle d’agriculture dans les médias, c’est le plus souvent pour pointer du doigt nos fautes avérées ou imaginaires. Émission de gaz à effet de serre, pollution des sols, production de mal-bouffe, souffrances animales…, j’en passe et des meilleures. Les journalistes infomanes disposent d’une table bien garnie pour se servir, lorsqu’ils ont faim d’infos, quand ils sont en mal de copie, en manque de scoop ou en very bad trip. Ils piochent des ingrédients bien goûtus et en font une info « sensationnelle », ou censée l’être, qu’ils servent...
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