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1 bœuf = 200 poulets

La viande n’a pas bonne presse, et c’est peu de le dire… Inutile de vous en tartiner une couche supplémentaire sur la tranche, vous l’avez déjà goûté ! Mais pourquoi donc ? Toutes sortes de raisons sont invoquées, plus ou moins justifiées, plus ou moins fallacieuses : santé des consommateurs, émission de gaz à effet de serre, gaspillages de ressources naturelles, destructions d’écosystèmes, bien-être animal. Est-ce devenu une fatalité ? Existe-t-il des pistes de réflexion susceptibles dégager des solutions durables pour l’agriculture de demain ?

Notre société se conduit comme un troupeau de poules : quand l’une est blessée ou malade, les autres s’acharnent sur elle, s’amusent à la poursuivre pour la faire souffrir encore davantage. L’agriculture saigne de partout et perd ses plumes, sans pouvoir se défendre. Dans les forums de consommateurs, pro-viandes et anti-viandes se disputent notre dépouille et se font face comme des coqs en rut, ergots dressés et becs agressifs. Trop peu de gens cherchent à dialoguer sereinement pour chercher un équilibre. Les comportements humains s’inspirent trop souvent des lois de la basse-cour...

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Voix de la terre Il y a trois ans, un homme m’a dit un jour que « les agriculteurs, qu’il fasse beau ou mauvais, n’arrêtaient pas de se plaindre   ». Cette remarque m’avait marquée tant son jugement je le trouvais dur. Peut-être même qu’il n’est pas le seul à le penser ? Trois ans que j’ai cette remarque en tête et trois mois que j’ai envie de lui répondre. Ça fait long, me direz-vous, il y a prescription ! Ce n’est pas grave, laissez-moi vous raconter une histoire.
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