Des eurodéputés doutent de l’impartialité des études sur le glyphosate

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Les documents suggèrent par ailleurs que Monsanto a réalisé elle-même des études qui ont ensuite été attribuées à des académiciens. L’une des études employées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dans son évaluation des herbicides a d’ailleurs été co-signée par deux scientifiques dont les noms apparaissent dans des courriels internes à Monsanto. Elle conclut que le glyphosate ne présente pas de risque pour la santé. «Une transparence absolue quant aux études utilisées dans l’évaluation du glyphosate est nécessaire», souligne l’eurodéputé belge, Bart Staes (Groen/Les Verts). «Nous appelons la Commission à recommander tant à l’Efsa qu’à l’Echa d’enquêter sur l’impartialité des études auxquelles elles se réfèrent dans leur évaluation», ajoute-t-il, avant de demander à l’exécutif européen de ne pas renouveler l’autorisation du glyphosate. «La santé des citoyens est trop importante que pour faire l’objet d’un pari.» En juin dernier, la Commission européenne n’a pas réussi à convaincre les Etats membres de renouveler la licence de l’herbicide, qui arrivait à expiration. L’exécutif européen s’était alors résolu à accorder une prolongation de 18 mois à la substance, dans l’attente d’une nouvelle analyse par l’Agence européenne des produits chimiques (Echa). Cette dernière a conclu mi-mars que le glyphosate ne devait pas être classé comme cancérogène. Ses conclusions finales doivent encore être transmises à la Commission, qui attend cette opinion pour prendre une décision concernant l’avenir du glyphosate dans l’UE.

(Belga)

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