Le Climat s’invite au Carnaval
Dimanche gras à Binche: la bruine s’est installée pour la journée. C’est le jour des costumes de fantaisie qui regroupent les cagnottes à l’intérieur des sociétés de gilles. L’une d’elle est mieux équipée pour affronter la pluviosité du jour. Elle est plus politique aussi. Elle représente Greta Thunberg. Elle rappelle avec humour les grèves scolaires et les contradictions du moment. En suédois: «Grève pour le Carnaval», il y a mieux à faire que le gille quand il y a urgence climatique. En français: «La fonte des glaces, je ne la veux que dans mon jet 27». Est-ce une invitation à mettre de l’eau dans son apéro ou à éviter les longs courriers? A quoi bon manifester si c’est pour faire ensuite du tourisme éthique, écologique et durable du style safari photo en vélo électrique en Afrique du Sud? Ou manger BIO si les fruits et légumes ont fait le tour du monde en avion pour arriver bien frais dans nos assiettes?

Ceci dit, il vaut mieux rassembler les jeunes des pays riches en leur faisant prendre conscience des dérives du consumérisme que de les amener à se battre comme ce fut le cas en Europe pour les générations 14-18 et 40-45.
«Prenons le temps de vivre» leur enseigne le mur de fond. Contrairement aux discours répétitifs des médias qui font de la peur leur fonds de commerce, les gens n’ont jamais aussi bien vécu, aussi nombreux et aussi longuement qu’aujourd’hui. Bien sûr, le bonheur n’est pas unilatéral et universel. Bien...
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