La vague en vogue
Dit-on « le » ou « la » Covid-19 ? Quel genre est-il le bon ? Masculin, comme LE coronavirus, LE choléra, LE tsunami, LE confinement, LE masque, LE désastre, LE grand bazar ? Féminin, comme LA COronaVIrusDesease, LA grippe, LA peste, LA peur, LA mort, LA dictature sanitaire, LA bulle, LA distanciation ? Du genre féminin comme LA première vague, puis LA seconde aujourd’hui, et de vagues rochers pour arrêter les vagues ? Qui l’eût cru voici sept mois à peine ? Pour une fois qu’un machin chinois ne tombe pas en panne au bout de quinze jours, il s’agit d’un virus du genre méchant, féminin ou masculin, et qui n’en finit pas d’accaparer l’actualité. Le système de lutte collective a failli, entend-on dire à la télé. À qui la faute ?

Même les régions rurales sont touchées en ce mois d’octobre. Les signes les plus tangibles, ce sont tous ces masques abandonnés le long des routes et des prairies, avec des canettes, des bouteilles vides, des bouts de papier-WC et autres « crasses » peu ragoûtantes, que les braves cultos comme moi sont bien obligés de ramasser avec des gants, pour ne pas que les vaches ou les moutons s’étranglent en les mangeant. Le virus divague chez nous, de toutes les manières possibles, jusque dans les plus petits villages, les hameaux les plus reculés ! Chacun d’entre nous connaît au...
Article réservé aux abonnés
Accédez à l'intégralité du site et recevez Le Sillon Belge toutes les semaines
Déjà abonné au journal ?
Se connecter ou Activez votre accès numérique