Après plusieurs années de progression, la consommation de fruits et légumes bio semble se tasser outre-Quiévrain, alerte l’interprofession des fruits et légumes frais, le 26 janvier.
Alors qu’elle suivait une tendance haussière de 7 à 8 %, ces dernières années, la consommation de fruits et légumes bio pourrait finir 2020 autour de +5 %. Un ralentissement que ladite Interfel attribue en partie à la crise économique due à la pandémie.
Le président de l’Interprofession a alerté les pouvoirs publics sur un probable « effet de ciseaux en 2021 », car de nombreuses exploitations françaises arrivent en fin de conversion. Et d’alerter que « compte tenu des volumes qui arrivent, on risque de se retrouver avec une offre surabondante ».
Par ailleurs, les confinements liés à la Covid-19 ont porté la consommation de fruits et légumes (bio et conventionnels) en 2020, avec une hausse de 4,5 à 5 % par rapport à 2019. Une croissance encore plus prononcée en valeur (+13 %). Ce renchérissement des fruits et légumes s’explique par la montée en gamme et l’effet des confinements, qui ont occasionné des surcoûts logistiques et une mise en avant de l’origine France.
Sans oublier les aléas climatiques qui ont pénalisé les récoltes de fruits d’été – abricots et melons – et à pépins – pommes et poires.