Au pied du Mur des Fascinations
« La fascination est le plus universel de tous les maux, car les hommes séduits par leurs passions et leur imagination font entre eux un perpétuel commerce d’erreurs. ». Cette citation est attribuée à un auteur anonyme vivant au Moyen-Âge. À cette époque, et déjà depuis les plus anciennes civilisations, la « fascination » -cet attrait irrésistible et paralysant- était considérée non comme une émotion, mais plutôt comme une véritable maladie de l’âme et du corps. Aujourd’hui, plus que jamais, l’être humain tombe en fascination de manière déconcertante, ébloui par des personnes, subjugué par des discours, envoûté par des modes de pensées orchestrées pour le meilleur parfois, mais souvent pour le pire ! L’agriculture n’échappe pas à ce phénomène, victime et coupable consentante des avatars de la fascination universelle.

Nous sommes des êtres de raison, et surtout d’émotions. Nous ne pouvons empêcher nos cinq sens d’être attirés et captivés par certains stimuli particuliers. Quelque part dans notre cerveau archaïque, cette réaction fait partie des réflexes indispensables à la survie de notre espèce. Dès notre naissance, nous tombons en fascination devant notre maman, et cet enchantement durera toute au long de notre existence. Un jour, nous rencontrons un être qui nous fascine complètement, et devient peut-être notre compagne, notre compagnon pour la vie ; puis nous avons des enfants, lesquels nous...
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