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Au nom de la terre

Chacun lit un bouquin ou regarde un film avec ses propres yeux, selon sa nature et son vécu. Chacun développe ainsi son propre ressenti, et lorsque dix personnes vous expliquent ce qu’ils ont retenu d’un seul et même film, on a parfois l’impression qu’ils ont vu des choses différentes. J’ai pu l’observer en écoutant des commentaires fort divergents à propos du film « Au nom de la terre » (RTBF, lundi 15 novembre), selon que l’on soit agriculteur ou non, citadin ou campagnard, jeune ou âgé…

Ce film, il est vrai, ne laisse personne indifférent. Aux antipodes de « L’amour est dans le pré » et autre « Ferme célébrités », « Au nom de la terre » s’inscrit dans la lignée de « Petit paysan », « La terre des hommes », « Les vaches n’auront plus de nom », « Sans adieu », « Il a plu sur le grand paysage » et tant d’autres consacrés aux mutations invraisemblables subies depuis 1950 par notre monde paysan, à la fois victime et acteur de sa descente aux enfers. Rien de bien rigolo… Le sujet inspire aux...

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Voix de la terre Il y a trois ans, un homme m’a dit un jour que « les agriculteurs, qu’il fasse beau ou mauvais, n’arrêtaient pas de se plaindre   ». Cette remarque m’avait marquée tant son jugement je le trouvais dur. Peut-être même qu’il n’est pas le seul à le penser ? Trois ans que j’ai cette remarque en tête et trois mois que j’ai envie de lui répondre. Ça fait long, me direz-vous, il y a prescription ! Ce n’est pas grave, laissez-moi vous raconter une histoire.
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