Accueil Voix de la terre

Comme un rat dans un labyrinthe

S’il existait un festival des manifestations, la Belgique serait sans doute nominée aux Oscars de la diversité et du rythme effréné de ces événements chez nous. Il faut croire que le Belge n’est jamais content ! Quand ce n’est pas la police, ce sont les chauffeurs de taxi, le secteur médical, la communauté LGBTQIA+, les défenseurs de l’environnement, les étudiants, les syndicats de travailleurs, les sans-papiers, les antivax, les anti-masques, les anti-ceci, les anti-cela…, sans oublier les agriculteurs, évidemment. Chacun s’y retrouve un jour, tout le monde s’y perd toujours. Les messages et revendications pleuvent en déluges et se mélangent en une bouillie incompréhensible : trop de manifs tuent les manifs, et les demandes légitimes se noient dans un fatras de demandes parfois opposées les unes aux autres. Comment s’y retrouver ?

Ceci dit, nous vivons dans un pays merveilleux ! On a le droit d’y rouspéter sans risquer de se retrouver en prison où devant un peloton d’exécution. Les manifestations populaires font partie du processus démocratique, où chacun peut montrer qu’il existe et exposer ses problèmes aux autres citoyens, aux mondes administratifs et politiques. Sinon, que serait le sort des minorités ? Le bien-être d’une majorité peut entraîner le malheur d’une minorité, et celle-ci revendique une visibilité en descendant dans la rue. « Meilleur ne veut pas dire le meilleur pour tous… Cela...

Article réservé aux abonnés

Accédez à l'intégralité du site et recevez Le Sillon Belge toutes les semaines

Abonnez-vous

Déjà abonné au journal ?

Se connecter ou Activez votre accès numérique
L'info en continu Voir toute l’actualité en continu >

A lire aussi en Voix de la terre

Petit prince, revenez mardi

Voix de la terre Il y a trois ans, un homme m’a dit un jour que « les agriculteurs, qu’il fasse beau ou mauvais, n’arrêtaient pas de se plaindre   ». Cette remarque m’avait marquée tant son jugement je le trouvais dur. Peut-être même qu’il n’est pas le seul à le penser ? Trois ans que j’ai cette remarque en tête et trois mois que j’ai envie de lui répondre. Ça fait long, me direz-vous, il y a prescription ! Ce n’est pas grave, laissez-moi vous raconter une histoire.
Voir plus d'articles