Ah zut! Ah zott’!
En avons-nous trop, ou trop peu ? Il faudrait se décider… Les élevages industriels produisent trop d’azote : ah zut alors ! Les engrais synthétiques azotés sont hors de prix et risquent de manquer : ah zott’, alors ! Selon les spécialistes du FAO, ceux-ci permettent la production d’un tiers de la nourriture mondiale : impossible de s’en passer sans provoquer une famine… L’agriculture craint dès lors pour son approvisionnement, tandis que des milliers d’unités d’azote se perdent chaque jour dans les airs, dans les nappes phréatiques et les cours d’eau des régions très peuplées et des zones d’élevages hyper-intensifs comme la Bretagne, la Flandre ou les Pays-Bas. Ne serait-il pas temps d’imaginer -et de mettre sur pied !- une politique cohérente qui puisse gérer les flux azotés, d’où qu’ils viennent et où qu’ils aillent ?

Bizarre ! On mesure mal l’ironie de l’instant : en ces jours maudits où la guerre en Ukraine menace les équilibres agro-alimentaires mondiaux, l’Union Européenne entend placer dans sa nouvelle PAC des BCAE et des éco-régimes fort costauds, annonciateurs d’extensification et de perte de productions. Vous avez dit « bizarre », comme c’est bizarre ! Les temps changent : si nos aïeux paysans revenaient sur leurs terres en 2021, ils seraient étonnés jusqu’à l’ahurissement ! Durant des millénaires, les flux azotés ont été gérés en bons pères de famille, avec...
Article réservé aux abonnés
Accédez à l'intégralité du site et recevez Le Sillon Belge toutes les semaines
Déjà abonné au journal ?
Se connecter ou Activez votre accès numérique