La cause de l’échec parfois évidente, mais pas nécessairement. Partons alors de ces expériences pour rebondir et revoir nos techniques.
Le sol
Le sol du potager pour les semis en place ou le sol des couches pour la production de plants à racines nues accueille la graine. Nous attendons qu’il puisse apporter l’eau et la température propices à la germination.
Les semis en terrines, en pots, en mottes pressées se font généralement avec du terreau. Nous pouvons en trouver une large gamme dans le commerce. Pour les semis, il doit être sain c’est-à-dire qui a été débarrassé de germes pathogènes par la chaleur du compostage. Le terreau ne doit pas être riche afin d’éviter qu’un excès de sels ne nuise à la germination de nos graines. Il doit être finement tamisé pour faciliter l’opération de semis. Notons que par la suite, le repiquage se fera dans des terreaux plus riches afin de subvenir aux besoins des plantes en pleine croissance.
L’eau
La germination d’une graine commence par son humectation et le gonflement. L’eau vient du sol et est absorbée par la graine grâce au contact franc avec les particules du sol. Ce contact est essentiel et est obtenu par un tassement de la graine contre le sol avant de la recouvrir par une fine couche de terre pour la protéger.
La graine en contact franc avec le sol va pouvoir s’humecter et germer ; l’eau vient de remontées capillaires (cas classique) ou d’apports de surface.
Le jardinier peut apporter de l’eau par arrosage. Si l’eau est tempérée, il apporte aussi un peu de chaleur au sol. C’est surtout important au printemps, quand le sol est encore froid.
Pour les plantes à levée lente et en conditions sèches, nous recouvrons le semis de toiles (jute…) que nous maintenons humides, et ce jusqu’à la levée.
La température
Chaque espèce végétale a des niveaux de température qui lui conviennent le mieux. Sous la température minimale, le processus de germination ne démarre pas ou très mal. La graine est dans le sol mais ne germe pas.
Si la température remontait dans les jours suivants, rien n’est perdu et la germination et puis la levée pourront se dérouler normalement.
Si la température tardait à remonter, la levée pourrait être compromise. Les champignons ou les bactéries du sol auraient le temps de s’attaquer à la graine endormie et la décomposer.
Le jardinier peut tenter d’intervenir sur ce facteur. Il peut protéger le semis d’un film de plastique perforé, de voile, d’un coffre vitré. Il peut aussi aménager une serre, installer un chauffage de sol. Enfin, il peut semer en terrine et placer la terrine dans un endroit chauffé et lumineux.
Quand la température est élevée, la germination peut se bloquer. C’est le cas pour les laitues et la mâche pour lesquelles il est préférable de ne pas dépasser 20ºC. Pour les autres espèces, il est préférable de ne pas dépasser 28ºC.
Pour les céleris et les chicorées, plantes bisannuelles, il est préférable de tenir une température supérieure à 16ºC jusqu’au stade « apparition de la 5e vraie feuille » pour limiter le risque de montée prématurée à graines.
Nous recommandons vivement l’installation d’un thermomètre mini-maxi. Il va permettre au jardinier de connaître l’amplitude de la température durant la période entre deux observations. Il est très fréquent que dans une couche fermée, dans une serre fermée, la température puisse monter au-delà de 40ºC. Dans ces conditions, les levées sont compromises, les plantules levées peuvent être détruites par la chaleur.
Les échanges gazeux
Si nous subissons une pluie orageuse brutale, le sol se referme et l’aération est compromise. Il en est de même si les arrosages sont excessifs.
Le jardinier peut intervenir en respectant au mieux la structure du sol en s’abstenant de tout travail du sol quand celui-ci est gorgé d’eau.
La graine
Quand la plantule est émergée