«A fame, peste et bello, libera nos Domine»

Je me rappelle de ces promenades comme si c’était hier, dans les années 1960, alors que je n’étais qu’un enfant de choeur accoutré d’un costume rouge et blanc. La poussière et la boue des chemins creux avaient tôt fait de salir nos robes plissées et la soutane du vieil abbé, sans compter les longues traînées offertes en cadeaux par les troupeaux de vaches rentrés deux fois par jour pour la traite. On sautillait, on slalomait, on se marrait, puis on se faisait tirer les oreilles par les adultes (90 % de dames habillées en noir, compassées, concentrées à fond sur leurs prières). Lors de...
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