Vers un retour en grâce?
Et pourquoi pas des pommes de terre ? Le marché des céréales et leur circulation dans le monde sont gravement perturbés par l’« opération militaire spéciale » des Russes en Ukraine. Le froment, le maïs, le riz…, se sont imposés comme aliments de base pour nourrir l’humanité, car ils s’insèrent parfaitement dans la logique agro-industrielle, commerciale et capitaliste qui mène toutes les danses à l’heure d’aujourd’hui. Mais pour le reste ? Environnement et dérèglements climatiques, sécurité alimentaire des pays pauvres et risques de famine, diversité des sources d’approvisionnement ? Ces thèmes essentiels peinent de plus en plus à être respectés par la culture du blé & Cie. Alors, je le redis : pourquoi pas cultiver davantage de pommes de terre, et profiter de leurs atouts, malgré leurs faiblesses ?

Les patates en Belgique, on connaît ! Et pas qu’un peu, mon neveu ! Depuis bientôt 250 ans, la plante à Parmentier (Antoine Augustin, 1737-1813) nourrit des millions de personnes partout dans le monde grâce à ses tubercules, riches en amidon, oligo-éléments, vitamines et fibres. Excusez du peu ! Cette culture vivrière a très bien évolué au cours de deux siècles de sélection, et constitue aujourd’hui une source alimentaire au potentiel indéniable, pour peu qu’elle soit déployée plus largement encore. Autrefois, dans nos régions rurales et aux abords des villes, d’innombrables...
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