Sa Majesté l’Argent
La reine est morte, vive le roi ! La couronne de Grande-Bretagne a quitté la royale chevelure de la défunte souveraine pour rejoindre celle – plus clairsemée — de son fils. On n’a pas fini d’en parler ! Les Britanniques ne font rien comme les Européens du continent. Ils vouent un culte inconditionnel, quasi irrationnel, à une institution féodale anachronique, fascinés comme des enfants par les tribulations de leurs souverains. Notre roi et notre reine belges nous font beaucoup moins rêver, car en vérité, toutes ces têtes couronnées sont des gens comme nous, avec leurs défauts et leurs qualités, leurs plaisirs et leurs douleurs, leurs besoins terre à terre et leurs fantasmes.

À propos de terre à terre, parmi ses nombreux métiers, Élisabeth II était une de nos collègues, une agricultrice – oui, oui !- comme nous ! Elle possédait et exploitait de vastes domaines, et à ce titre, elle a bénéficié jusqu’au Brexit d’indemnités PAC à faire pleurer de dépit le menu peuple des campagnes. Son fils Charles, Prince de Galles jusqu’à son couronnement, a tiré de plantureux bénéfices de son duché de Cornouailles. Adepte d’agroécologie de la première heure, il y exploite 400 hectares en agriculture biologique, au milieu d’autres centaines et milliers d’hectares qui...
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