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Un nouvel arrêté royal pour l’IBR

Le nouvel arrêté royal (AR) relatif à la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) a été publié au Moniteur Belge ce 6 mai. Ce dernier entre en vigueur ce 16 mai et prévoit plusieurs mesures destinées à soutenir le secteur bovin belge en vue d’obtenir le statut indemne d’IBR reconnu au niveau européen pour la Belgique.

Temps de lecture : 4 min

Voici ce qui est prévu par l’arrêté :

– Le statut « IBR assaini en transition » est le minimal à atteindre. Les troupeaux qui l’ont perdu ou ont un statut qualifié plus élevé, ou qui n’ont jamais obtenu un de ces statuts « indemnes », doivent obtenir le statut « assaini » six mois après l’expiration du délai légal pour l’élimination des bovins gE positifs. Ce délai dépend de la période de rechute.

– La vaccination est autorisée jusqu’au 1er avril 2025 dans les troupeaux ayant le statut « infecté » ou « assaini avec vaccination ».

– Les troupeaux qui perdent le statut « indemne d’IBR » après ce 1er mai devront éliminer leurs animaux gE positifs dans les 90 jours. L’Afsca rédigera un ordre d’abattage à cet effet. Les bêtes doivent être transportées directement à l’abattoir.

– L’interdiction de livraison de lait pour les troupeaux « en infraction » est levée.

– Une indemnisation est prévue pour les bovins gE positifs qui ont été transportés à l’abattoir après le 8 novembre 2023.

Des mesures pour éradiquer

la maladie d’ici 2027

Rappelons que la Belgique lutte contre l’IBR depuis 2007. Le programme de contrôle, d’abord volontaire, est devenu obligatoire pour tous les éleveurs de bétail en 2012. Deux ans plus tard, notre pays a obtenu de la commission européenne le statut de « programme officiellement approuvé » pour la lutte contre cette maladie. Cela signifie que la Belgique peut demander des garanties supplémentaires concernant cette infection pour les bovins provenant d’autres États membres ou de régions ayant un statut inférieur.

« Une fois que nous aurons atteint le statut de pays indemne, notre pays ne devra plus fournir de garanties supplémentaires pour échanger des animaux au sein de l’UE avec d’autres États membres ou régions qui ont également le statut de pays indemne », rappelle le Service public fédéral (Spf) Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement qui ajoute que le nouvel arrêté contient des mesures qui permettront de franchir de nouvelles étapes vers ce statut. Par ailleurs, selon le Spf, l’élimination accélérée des bovins gE positifs est nécessaire pour atteindre cet objectif d’ici 2027.

Une autorisation de vaccination temporaire

Par ailleurs, les autorités indiquent que l’interdiction de la vaccination continue de s’appliquer aux troupeaux ayant le statut « indemne » ou « assaini en transition ». Toutefois, pour ceux où l’introduction du virus est récente, pour les troupeaux qui font l’objet de nombreux échanges commerciaux, ou s’ils sont situés dans une zone où le risque d’introduction est élevé peuvent bénéficier d’une autorisation de vaccination temporaire.

De plus, la notification de la vaccination reste toujours une obligation légale. Le statut est modifié en fonction de la législation afin d’appliquer le programme de surveillance adéquat.

Enfin, les troupeaux de veaux de boucherie et d’engraissement doivent avoir au minimum le statut

« infecté » au moment de l’entrée en vigueur de l’arrêté. Ils seront par la suite « indemnes ».

L’importance de la biosécurité

« Il convient également de garder à l’esprit que le vaccin n’est pas une protection totale et n’empêche pas la propagation du virus », rappelle le Spf.

Il est ainsi crucial d’accorder une attention particulière à une bonne biosécurité. En pratique, cela peut se faire en appliquant correctement les mesures de quarantaine et les tests sanguins à l’achat, par le port de chaussures et vêtements propres à l’exploitation pour les travailleurs agricoles, en disposant d’une zone de chargement séparée pour les veaux...

Notons que le programme de lutte contre l’IBR est coordonné par le Spf Santé publique et soutenu financièrement par le Fonds Sanitaire bovin. En outre, le gouvernement fédéral le soutient à hauteur de 2 millions d’euros.

L’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) veille au respect de la réglementation.

Quant aux associations de santé animale Dgz, en Flandre, et Arsia, en Wallonie, elles guident les éleveurs de bovins sur la voie vers le statut indemne.

Plus d’informations : Arrêté royal du 18 avril 2024 relatif à la lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine https://www.ejustice.just.fgov.be/cgi/article.pl.fr

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