Cas d’eau
En guise d’étrenne en janvier, un lecteur assidu du Sillon Belge a déposé chez moi un cadeau fort à-propos et plein d’humour : un pluviomètre tout simple, à planter dans le gazon d’une prairie pour mesurer la générosité des nuages en constant défilé dans le ciel. Quel blagueur ! Ce monsieur, sans aucun doute, avait pressenti l’utilité de cet accessoire au cours des premiers mois de 2024. Depuis huit mois en effet, la pluie s’est amourachée de nos régions et s’invite chez nous à toutes les heures des jours et des nuits. Ceux qui voient volontiers les verres à moitié pleins lui trouveront de multiples qualités. Quant aux autres…

Soyons positifs ! Nous ne risquons guère de subir une sécheresse estivale, à moins que la météo ne nous gratifie d’une de ces volte-face dont elle a le secret. Les nappes phréatiques sont en tout cas bien alimentées depuis plus de deux cents jours, et j’imagine qu’elles approchent leur point de saturation, vu le débit des ruisseaux, des rivières, et partant des grands fleuves. Les prairies basses sont terriblement humides dans le fond des vallées ardennaises : il pleut ça mouille, c’est la fête aux grenouilles !
De plus, cette...
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