Accueil La Une

Nos questions aux politiques : les lourdeurs administratives

Les agriculteurs se plaignent des lourdeurs administratives (implantation et destruction des couverts, épandage…). Comment sortir du carcan imposé par l’agriculture de dates pour épouser les réalités agronomiques du terrain ?

Temps de lecture : 4 min

MR

Le MR veut laisser les acteurs de terrain faire leur boulot et trouver des solutions. Il faut arrêter de vouloir administrer les champs au départ de bureaux. Les acteurs doivent bénéficier de l’appui de nos centres de recherche, nos meilleurs bioingénieurs et nos meilleurs cerveaux. Le MR plaide pour rationaliser considérablement les structures subsidiées qui régissent le secteur de l’agriculture. Il faut un état des lieux de ce qui est existant, nécessaire et qui constitue la meilleure manière de répondre aux besoins du secteur. Nous préconisons également que les normes imposées soient davantage des résultats à atteindre plutôt que des prescriptions bureaucratiques aveugles. Il faut à tout prix sortir de « l’agriculture de dates » imposée par l’Union européenne qui ne rencontre absolument pas la réalité agronomique du terrain dès lors que les conditions de travail de la terre peuvent très fortement varier d’une année à l’autre en fonction de la météo.

PS

Le PS souhaite accompagner les agriculteurs dans leur transition vers une agriculture durable (soutien administratif, juridique, comptabilité, marketing, etc.) grâce à la mise en place d’organismes de conseil et d’innovation. Il s’agit également de mettre fin à l’agriculture de dates qui impose aux agriculteurs des échéances à respecter pour réaliser les travaux aux champs. Ces échéances ne tiennent pas compte des variations météorologiques et de la réalité agronomique de la région.

Engagés

Les réglementations en vigueur ne sont clairement pas adaptées aux réalités vécues sur le terrain par les agriculteurs. Il faut introduire plus de flexibilité dans les règlements agricoles pour permettre une plus grande souplesse en fonction des conditions agronomiques. Le processus de révision de ces réglementations devra désormais prévoir un temps pour une consultation et une réelle écoute des agriculteurs en vue de s’assurer que ces règlements soient ajustés aux réalités de terrains. Enfin, il faut simplifier et digitaliser les démarches administratives pour réduire la lourdeur administrative. Un principe de droit à l’erreur et de confiance a priori doit être mis en œuvre. Il faut sortir du dogmatisme « vert » qui a marqué la dernière législature, tant au niveau européen qu’au niveau wallon, et privilégier une vraie concertation avec le secteur, pour permettre une agriculture locale, familiale, et respectant des critères d’excellence. Il faut reconnaître l’agriculture wallonne pour ce qu’elle est – une des plus durables au monde – et la soutenir, en refusant les normes wallonnes au-dessus des normes européennes, et en travaillant au niveau européen pour ramener « le terrain » autour de la table.

PTB

La simplification administrative souvent promise doit être mise en œuvre de façon sérieuse. La philosophie est qu’à la base on doit faire confiance aux agriculteurs. Il faut moins de paperasserie. La bureaucratie de la nouvelle Pac, avec les déclarations de surfaces et les demandes d’aides, est extrêmement complexe. En France, le « droit à l’erreur » est officiellement reconnu. Nous le souhaitons également en Belgique. Les déclarations de surfaces doivent pouvoir être corrigées et complétées et les demandes d’aides ajoutées ou retirées sans pénalité. Si certaines règles doivent être respectées (par exemple pas d’épandage en plein hiver), le calendrier ne doit pas devenir un carcan. Il faut laisser assez de souplesse, pour tenir compte des aléas de la météo et d’autres impératifs. Ici aussi, il faut partir du bon sens des agriculteurs et agricultrices.

DéFI

Pas de réponse…

Ecolo

La transition vers une agriculture plus durable, plus robuste face au défi climatique n’est pas optionnelle, c’est l’horizon que nous défendons. La trajectoire pour atteindre cet horizon peut fluctuer et être adaptée pour mieux tenir compte des réalités agronomiques. L’agriculture de dates peut par ex. s’orienter vers une agriculture de périodes, plus souple, à condition d’offrir les mêmes garanties environnementales. Toutes les solutions de simplification pour les agriculteurs qui conservent l’objectif de durabilité seront défendues par Ecolo. Dans cette optique, la Ministre de l’Environnement avait proposé de combiner les plans d’érosion et d’azote avec des mesures de la conditionnalité de la Pac. Cette proposition n’a malheureusement pas été retenue au sein du Gouvernement. Enfin, nous défendons une meilleure collaboration entre les administrations des différents services ou niveaux de pouvoir afin de coordonner les procédures et les contrôles qui s’adressent au monde agricole.

A lire aussi en La Une

Protection fongicide des escourgeons : les recommandations du Livre Blanc

Céréales Les escourgeons se situent désormais au stade redressement/ épi 1 cm (BBCH30) et il est doucement temps d’observer vos parcelles. Une intervention au bon moment est la clé d’une lutte raisonnée ! Deux stades phares (BBCH) sont à surveiller en escourgeon : le stade premier nœud (31) et le stade dernière feuille (39). À ces moments stratégiques, une observation attentive des parcelles permet d’identifier les maladies présentes et d’évaluer la nécessité d’une intervention ou non.
Voir plus d'articles