Pour une stratégie qui «ne pénalise pas» le secteur de l’élevage
Le think tank Farm Europe, avec le soutien de quelque 125 organisations européennes (dont Inaporc, UECBV…), appelle, dans un document adressé à la commission, à soutenir le secteur de l’élevage « en s’éloignant des approches idéologiques qui ont des conséquences imprévues et risquent de compromettre la compétitivité et la résilience du système agroalimentaire ».

Ces organisations soulignent l’importance des protéines animales pour nourrir l’Europe. Elles plaident pour une stratégie alimentaire européenne globale qui soutienne la diversité de la production agricole, notamment l’élevage, la polyculture et les méthodes d’intensification durable sans compromettre la sécurité alimentaire, ni les moyens de subsistance en milieu rural.
Lors de l’évaluation de l’impact global de l’élevage, il est essentiel de soutenir des méthodes scientifiquement fondées en évitant les interprétations trompeuses qui pénalisent injustement l’élevage. Les organisations signataires demandent à prendre en compte l’ensemble du cycle de vie des produits et notamment la production d’engrais organiques.
Une chaîne d’excellence
« L’élevage constitue un pilier économique et social important ; réduire la production de produits animaux, alors que la demande est en hausse, favoriserait les importations, entraînant non seulement une perte de compétitivité pour les agriculteurs européens, mais aussi une augmentation des émissions mondiales », préviennent-elles.
La commission s’est engagée dans le cadre de sa Vision sur l’agriculture et l’alimentation à présenter dans les prochains mois une stratégie sur l’élevage qui devrait comprendre des dispositions pour réduire l’empreinte climatique et environnementale du secteur et valoriser le lien entre production animale et entretien des prairies en vue de développer « une chaîne de production animale d’excellence ». Le commissaire Christophe Hansen promet des solutions adaptées aux spécificités territoriales.