Des outils pour analyser l’impact de l’alimentation animale
La Belgian Feed Association franchit une nouvelle étape sur la voie de la durabilité en unifiant le calcul de l’impact des aliments pour animaux sur le climat. Grâce à une approche harmonisée, fondée sur les règles de calcul européennes et une base de données mondiale sur les produits de base, les entreprises peuvent désormais mesurer de manière objective et cohérente cette empreinte environnementale.

L’origine des matières premières utilisées et la composition des aliments pour animaux déterminent en grande partie l’impact sur le climat du morceau de viande qui se trouve dans notre assiette ou du lait que nous buvons. « Nous prenons donc au niveau du secteur la responsabilité de cartographier ce dernier de manière plus précise et plus détaillée. Nous avons donc uni nos forces avec l’association professionnelle du secteur porcin, Pork.be, et avec l’Institut de recherche sur l’agriculture, la pêche et l’alimentation (Ilvo) dans le cadre du projet Kl.Var.Keten.Footprint afin d’affiner la méthodologie de calcul de l’impact climatique de l’alimentation animale », explique Katrien D’hooghe, directrice générale de BFA. Selon elle, il s’agit d’une étape supplémentaire vers plus de durabilité. « Cette approche offre non seulement des avantages écologiques, mais elle renforce également la confiance dans la chaîne ».
Actuellement, trois outils sont utilisés par les membres de l’association pour mesurer uniformément cet impact. Les entreprises peuvent également être certifiées par un tiers indépendant. À cette fin, un nouveau chapitre a été ajouté à la norme de sécurité des aliments pour animaux « Feed Chain Alliance Standard », gérée par la plateforme de certification Ovocom.
Répondre à une demande du marché
Le secteur de la distribution reconnaît également la valeur ajoutée de cette approche harmonisée. C’est notamment le cas de Delhaize qui s’est fixé comme objectif de réduire de 45 % par rapport à 2018 les émissions liées aux produits proposés d’ici 2030. « Depuis 2024, nous demandons ainsi à nos fournisseurs, notamment dans le secteur porcin, de calculer l’impact climatique de leurs produits de manière uniforme », indique Charlotte De Vroey, directrice du développement durable au sein de la chaîne.