Accueil pommes de terre

Adapter ses densités de plants de pomme de terre, en fonction d’une série de critères

Le retour du beau temps est aussi synonyme de travaux des champs. Les plantations de pommes de terre se préparent dans les exploitations et avec elles sont prises les décisions de densité. Voici un rappel des critères à garder en tête pour adapter la densité de plantation.

Temps de lecture : 3 min

Les plants commencent à arriver dans les fermes, que cela soit en vrac ou en big-bag.

Réception et stockage

Pour rappel, le big-bag et les bennes monocoques ne sont pas des moyen de conservation mais bien des contenants pour le transport.

Les big-bags doivent donc être vidés dans des caisses-palettes, remplies à moitié, afin de garantir le séchage et la cicatrisation rapide des plants avant la plantation. Les tubercules peuvent également être disposés sur le béton ou étalés sur des caillebotis.

Il est à noter enfin que les températures fluctuantes de ces derniers jours favorisent la condensation et donc le risque de développement de la gale argentée.

Les sacs doivent également être dépalettisés. De plus, les camions déchargés l’un derrière l’autre doivent au minimum être écrêtés et au mieux étalés. Il est indispensable de veiller à la ventilation, avec au minimum des courants d’air et idélament des canaux ou ventilateurs de front. En l’absence de frigo, prévenir les variations de température reste nécessaire. Enfin, il est essentiel d’éviter les coups : toute blessure est une porte d’entrée aux contaminations par maladies.

Les critères décisionnels

Il faut compter et peser ses plants, pour chaque variété et chaque calibre, dans le but d’adapter la densité de plantation selon les critères suivants :

Production visée : pour produire du calibre « frites », on choisira les écartements dans la ligne plus élevés. Si à l’inverse, on veut plus de calibres moyens, on réduira la distance dans la ligne.

Forme du plant : si le plant est plus allongé, moins de plants au kg seront comptés, mais il produira plus de tiges. Il est donc possible de les espacer un peu plus. Ce sera le contraire si le plant est plutôt rond.

Sols légers, sols où l’on craint la sécheresse, sols où l’on plante tard, plants matures : la distance de plantation dans la ligne sera adaptée vers le haut, plus écartée de 1 à 2 cm.

Sols lourds et sans risque de manque d’eau, quand on plante tôt, avec du plant vieux (ou déjà égermé) : planter plus serré, moins écarté de 1 à 2 cm.

Plants avec une dominance apicale : planter un peu plus serré, retirer 2 cm.

Plants avec plus de 50 % des germes sortis (prégermés) : planter un peu plus large, ajouter 2 cm.

Plants coupés : augmenter la densité de plantation de plus ou moins 10-15 %.

Planteuse « intelligente » : planter de 2 à 4 cm plus espacés dans les zones d’ombrage, les taches de sable, ou les zones non irrigables. Dans des zones plus riches et/ou lourdes, et dans les buttes le long des « traces de pulvérisations », planter plus serré (retirer 2 cm).

Moins de kg de plants/ha : en général, cette saison, dans un calibre donné il y aura plus de tubercules, car les plants sont plus « petits ». Il faudra plus donc moins de kg de plants/ha.

Variétés chips / croustilles : « petits plants », dans la fourchette 28 à 40 mm : 40 à 45.000 pieds/ha ;

« gros plants », dans la fourchette 40 à 55 mm : 35 à 40.000 pieds/ha.

Variétés à chair ferme : « petits plants » (25-28 mm, 25-32 mm, 28-35 mm, 30 – 35 mm) : 50.000 pieds/ha (moins si aptitude à bien tubériser ou à faire peu de calibres et plus, si faible aptitude à tubériser ou à faire plus de calibres) ;

« gros plants » (35-40 mm, 32-40 mm, 35- 45 mm ; 35-50 mm) : 40.000 pieds/ha (même moins si bonne aptitude à tubériser ou à faire peu de calibres et plus si faible aptitude à tubériser ou à faire plus de calibres).

13-PDT-01

13-PDT-02

D’après la Fiwap

A lire aussi en pommes de terre

Des stocks libres de pommes de terre élevés dominés par Fontane

pommes de terre Au 1er février, les stocks belges de pommes de terre toutes variétés confondues étaient estimés au total à 2,52 millions de tonnes. Ces stocks sont pour 61 % sous contrat, une proportion bien moindre que les années précédentes. En volume, les stocks libres représentent 980.000 tonnes, alors qu’ils étaient en moyenne de 640.000 t ces 3 dernières saisons.
Voir plus d'articles