Adapter ses densités de plants de pomme de terre, en fonction d’une série de critères

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Voir l'offre d'abonnementLe secteur de la pomme de terre est confronté à de nombreux défis, liés à son orientation vers l’industrie, mais aussi sur les plans économique, environnemental et sociétal. Une analyse de ceux-ci est nécessaire en vue de déterminer sur lesquels agir en premier lieu afin de tendre vers une production et une transformation plus durable, au profit de l’ensemble des maillons de la filière.
Pour l’édition 2024, le salon Interpom est fier d’annoncer un nouveau record avec non moins de 23.998 visiteurs. Un nombre qui prouve la valeur de l’évènement etson rayonnement international.
Comme bien d’autres cultures, la pomme de terre revêt une dimension internationale traduisant des modes de production bien différents d’une région à l’autre du globe. Avec, toutefois, un point commun : celui d’amorcer une évolution qui devra lui permettre de répondre aux attentes environnementales et sociales d’aujourd’hui et de demain.
Hans Roskams, agriculteur dans le village d’Everberg, dans la commune de Kortenberg en Brabant flamand, pratique un vaste plan de cultures dont les pommes de terre sont une spéculation importante. Il accorde également une grande importance à son sol.
Après une saison de plantation des pommes de terre marquée par de gros problèmes de disponibilités en plants, tous les yeux se tournent vers les surfaces de production de plants emblavées dans l’UE et leurs potentialités pour la prochaine saison.
Pomuni, acteur majeur du marché belge des pommes de terre fraîches, est en permanence à la recherche de solutions pour s’approvisionner en produits irréprochables. La quête de la durabilité fait partie de l’ADN de la société qui veut s’investir dans l’agriculture de précision. Dans ce cadre, l’irrigation raisonnée est un maillon essentiel pour la production de produits répondant aux attentes du public et permet d’économiser le bien commun qu’est l’eau.
Rien n’est plus aléatoire que la météo, et les extrêmes seront bientôt la règle plutôt que l’exception. Suivre les observations et les prévisions, parfois jusqu’à l’échelle de la parcelle, est devenu capital pour la gestion de la ferme. Certains outils numériques peuvent aider les agriculteurs à protéger les cultures grâce à des avertissements en ligne et à profiter des quelques fenêtres de pulvérisation optimales. Ils permettent aussi d’irriguer les cultures qui en ont besoin de façon raisonnée en limitant les intrants en eau et en énergie, et en préservant les rendements et la qualité des récoltes.
Les pistes en vue de réduire les phénomènes d’érosion des sols, préjudiciables tant aux producteurs de pommes de terre qu’aux riverains des parcelles concernées, sont de plus en plus nombreuses. Parmi celles-ci, l’Hydro-Butte, fruit du travail d’Etienne Werry, se distingue par sa polyvalence mais aussi par son amélioration continue résultant des nombreuses discussions de terrain entre son inventeur et ses utilisateurs.
Malgré des rendements et une qualité plus ou moins fortement impactés par la période de plantation en fonction des variétés, la Fiwap estime la production brute 2024 a 4,55 Mt. Cette année, la production belge commercialisable serait supérieure de 2,5 % au volume récolté l’an dernier, et 7 % supérieure à la moyenne des cinq dernières années.
Les 24, 25 et 26 novembre 2024 aura lieu Interpom, salon professionnel indoor pour toute la chaîne de la pomme de terre. 330 exposants venant de 15 pays accueilleront des producteurs, travailleurs agricoles, transformateurs, emballeurs, acheteurs et commerçants de pommes de terre fraîches et transformées sur leurs stands à Kortrijk Xpo.
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